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  • : Les jardins d'Hélène
  • Les jardins d'Hélène
  • : 17/02/2006
  • : Littérature
  • : 39 ans, bibliothécaire, mère de 2 ados et d'un petit moustique de (euh...déjà) 10 ans, soit 3 monstres qui poussent bien trop vite, aussi épuisants qu'irremplaçables. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Le retour de Maukie

A la demande générale, the cat is back




Préambule

Des livres, et plus encore…

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, douze ans plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 11:40

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Deux nouveaux albums de Splat arrivent en même temps : Splat chante faux ! et Bonne nuit, Splat ! Les albums ont rétréci (le format a perdu quelques centimètres, 22 x 17, contre 27 x 27 cm pour les aventures précédentes), mais la bonne nouvelle, c'est que le prix a fondu aussi ! Plus étonnant, l'auteur ne garde plus qu'une responsabilité de créateur, le personnage de Splat est repris par d'autres, auteurs et illustrateurs changent, Robert Eberz à l’illustration, et un auteur différents à chaque titre, et ce n'est écrit qu'en tout petit en deuxième de couverture. Honnêtement, sur l'illustration, je ne vois pas la différence. Sur le texte, pas vraiment non plus, même si je trouve ces deux nouvelles histoires un peu fades et sans attrait particulier.

 

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Dans Splat chante faux ! la maîtresse a une surprise pour les chats de sa classe : ils vont chanter à la fête de l'école ! Mais aux premiers entraînements, Splat est trop timide, et il ne parvient à sortir aucun son. Il va surmonter sa timidité au grand dam des oreilles de ses camarades chats et des parents : il chante horriblement faux ! (un étrange et pas très développé "lalala") mais au moins tout le monde se souvient de lui, et tout le monde préfère en rire.

 

Dans Bonne nuit, Splat ! notre chat noir va découvrir les peurs et les agitations nocturnes du camping dans le jardin : frayeur, angoisse, énervement, difficulté à supporter les copains, mais au final bien sûr tout s’arrange !

 

Deux nouvelles aventures plaisantes donc, on aime retrouver le personnage, ses amis et Harry Souris, mais sur le fond, je les trouve un peu « plats » ces Splat.

 

Nathan, janvier 2012, prix : 5,50 € chaque

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Crédit photo couverture : © Rob Scotton et éd. Nathan.

Par Laure - Publié dans : Littérature jeunesse
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 06:26

PaulQuebec3d.jpg Sixième tome de la série des Paul ; Michel Rabagliati poursuit son art délicat de la chronique familiale tout en noir et blanc.

Juin 1999. Paul part avec sa femme et leur fille passer le week-end chez ses beaux-parents à Québec, dans une belle maison familiale où tous les enfants et petits-enfants se retrouvent avec grand plaisir. On sent le lien et le bonheur de ceux-là, heureux d’être ensemble.

Roland, son beau-père, est soigné pour un cancer de la prostate, qui semble bien évoluer sur le chemin de la guérison. Dès lors le découpage choisi suit l’évolution de la maladie, chienne de vie, un an plus tard, puis mois par mois, puis jour après jour : le temps se rapproche dans la succession des bulles, le parcours de la maladie, de la fin de vie et de son accompagnement sont très bien retranscrits, dans le dessin qui voit Roland changer physiquement au fil des mois puis des semaines, dans le scénario qui ne cache rien de la difficulté de l’acceptation et du sens de l’entrée en soins palliatifs, de la famille éprouvée mais présente.

Très bel album, sensible, juste, qui sublime un quotidien fait de petits gestes presque anodins. Les passages sur les mouvements indépendantistes de la province du Québec au début de l’album et les expressions québécoises typiques apportent un intérêt et une saveur supplémentaires à l’ouvrage. Du bel ouvrage.

 

Lauréat du Prix du Public au Festival BD d’Angoulême en janvier 2011

 

Ma lecture plus ancienne de Paul en appartement et Paul dans le métro

 

La Pastèque, mars 2010, 187 pages, prix : 20 €

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Crédit photo couverture : © Michel Rabagliati et éd. La Pastèque

Par Laure - Publié dans : Boite à BD
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 13:52

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Repéré chez Clarabel (qui en propose quelques extraits), et sur le bon souvenir que nous avions avec mes filles de l'opus précédent, je me suis empressée de le commander ! (et à peine reçu, je recevais son jumeau inattendu en service de presse, la vie est mal faite, mais pas grave, on fait des heureux autour de nous, comme dit le PS du livre : "merci d'offrir ce livre à tous tes amis pour qu'ils comprennent enfin leurs parents"). Tiens d'ailleurs c'est la première fois que j'achète dans le commerce en janvier 2012 un ouvrage imprimé avec un dépôt légal "mars 2012", là c'est la *thécaire qui parle, sur qui le catalogage a déteint .  Pas de surprise côté maquette donc, on est sur le même type de graphisme, d'humour et de trouvailles délirantes.

Et cette fois encore, l'humour permet de faire passer bien des messages, qui plairont tout autant aux enfants (à partir de 8-9 ans) qu'aux parents. Quelques très bonnes pages (mais à force de les voir sur la blogosphère où il essaime très vite, c'est un peu comme les bandes-annonces des films, on a déjà  vu tous les meilleurs morceaux quand on s'y confronte enfin), parfois un brin d'impertinence ou de mauvaise foi, mais au final, même si pour les jeunes les parents sont souvent "gonflants", c'est bien parce qu'ils les aiment !

Oui, je ne dis pas grand chose qui dévoile l'ouvrage, parce que c'est plus amusant d'en avoir la surprise, à découvrir sans autre risque que celui de rire, et il fera partie de ces titres que les enfants ressortent régulièrement des étagères pour les relire.
Et je partage l'avis de Mosquito, 10 ans 3/4 :  très sympa, mais je préfère quand même celui sur les livres !

 

Nathan, janvier 2012, prix : 9.90 €

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Crédit photo couverture : © Françoize Boucher et éd. Nathan.

 

 

 

Par Laure - Publié dans : Littérature jeunesse
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 16:04

les-en-dehors.jpgLéopold, libraire de profession, écrivain à ses heures, a décidé de tout laisser tomber le jour de ses trente ans. Il a tout vendu, sa boutique dans l’ouest de la France, ses biens, pour aller vivre en ermite à Porcatol, un petit bourg du Sud. Il n’a gardé que ses livres, et vit de peu dans une vieille bicoque sans eau ni électricité. Finie l’hyperconsommation et les faux-semblants du monde, il est libre, et s’approvisionne du peu qu’il lui faut à l’épicerie et vit en « homme des bois » (toute à l’allusion à Henry-David Thoreau est bienvenue). C’est dans ces circonstances qu’il fait la connaissance de Colas, un môme de 7 ans perché en haut d’un arbre, qui l’interpelle sans gêne. Ainsi il apprend que la peste birmane a gagné du terrain, les écoles ont fermé, les gens n’ont plus le droit de circuler librement, la milice est partout. Trop éloigné de la vie fourmillante, Léopold n’avait pas mesuré la rapidité et l’importance des événements. Colas, devenu orphelin, est à l’abri de l’épidémie qui progresse trop vite à la ville, retiré ici à la campagne chez sa tante. Mais il ne l’aime pas beaucoup cette tante, et c’est réciproque…

Dans une ambiance de fin du monde encore plus assombrie par l’occupation militaire, Colas et Léopold vont s’attacher l’un à l’autre, et surmonter ensemble bien des difficultés. Rite sacrificiel, meurtre, fuite, camps d’enfermement (pour mise en quarantaine sanitaire) qui de par l’horreur et l’absurdité ne sont pas sans rappeler une autre période de l’Histoire, on chemine avec les personnages dans leur lutte pour la survie et la liberté. Le rapprochement avec La route de McCarthy est évident, cet extérieur hostile, la relation qui se tisse entre Colas et Léopold même s’ils n’ont pas de lien du sang, l’horreur traversée, la lutte pour avancer, rester libre et triompher de la bêtise des hommes…Néanmoins, n’y voyez pas une pâle copie de la route, si l’on ne peut s’empêcher d’y penser (et le livre est d’ailleurs cité dans le récit), celui-ci est différent, et ne manque pas de notes positives, des dénouements parfois un peu trop faciles dans leur réalisation mais qui viennent compenser agréablement des scènes précédentes à peine soutenables. Et puis il y a l’écriture de Stéphane Beau, simple, limpide, mais efficace. Pas de chichis, beaucoup de justesse.

J’ai aimé les idées véhiculées par ce roman, les personnages attachants, les doutes et les peurs (un personnage féminin rejoint l’histoire, peut-on encore aimer quand on a choisi la solitude depuis plus de douze ans ?), je pardonne les passages que j’ai trouvés un peu « faciles » car ils contrebalancent bien la rude noirceur qui précède ; bref, c’est une très belle découverte que ce roman publié par un petit éditeur d’Anjou, et j’avoue que j’ai très envie de continuer à découvrir les romans de l’auteur, notamment l’un de ses précédents , le coffret, qui évoque l’interdiction de la lecture et l’abolition absolue des livres. Il faut dire qu’avec de tels sujets, c’est déjà presque gagné, son talent fait le reste !

(Et venant de moi qui ne suis pas du genre « à me faire l’intégrale d’un auteur » parce que j’ai aimé un livre, c’est que j’y vraiment trouvé quelque chose d’intéressant, que je ne parviens pas forcément à bien retranscrire)

 

p. 14 : « L’homme n’a jamais eu d’enfants. Il ne s’est jamais véritablement senti à l’aise en leur présence. Il y a une telle force en eux, une telle puissance, une telle spontanéité, tellement d’énergie brute difficile à canaliser… Et puis, ils sont trop bavards, trop curieux. »

 

Stéphane Beau est très impliqué en littérature :

- Blog de la revue Le Grognard 

- Chroniques sur K-Libre

 

Editions du Petit Pavé, novembre 2011, 185 pages, prix : 18

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Crédit photo couverture : éd. du Petit Pavé.

 

 

 

Par Laure - Publié dans : Romans français/francophones
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 17:35

liaisons-ferroviaires.jpgLe romancier embarque le lecteur à bord du TGV 9864, voiture 16, pour un aller-simple Nice-Bruxelles et un voyage au cœur des pensées des passagers, et de quelques membres du personnel de bord, conducteur, contrôleur, employé de la voiture bar. Les passagers s’observent, se cherchent, fantasment et trahissent leur désir amoureux sous l’œil attentif d’Etienne Montgolfier, un « ethnologue du proche » qui distribue des questionnaires pour son étude sociologique de la sexualité et de l’amour dans un monde à grande vitesse.

Etonnant, original, parfois drôle, peut-être un peu trop juxtaposé au niveau des voix, j’ai aimé cet ensemble polyphonique qui fonctionne en huis-clos ou presque (une voiture de TGV, quelques passagers qui montent ou descendent au fil des gares, des déplacements à la voiture bar), j’ai aimé aussi que même la motrice prénommée Alice prenne la parole, et que l’écrivain soit mis en scène également sur la fin. Pourtant, cela reste un peu léger, des réflexions qui s’entrecroisent pour une nouvelle carte du Tendre, mais qui ne m’emporte pas non plus plus que cela.

 

Champ Vallon, janvier 2011, 215 pages, prix : 17 €

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Crédit photo couverture : © éd. Champ Vallon       

Par Laure - Publié dans : Romans français/francophones
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 15:39

famille-trop-dfilles-Anna.jpgDans la famille trop d’filles, je demande Anna ! Et oui, toutes les familles ne se ressemblent pas. Chez les Arthur il y a sept enfants, six filles et un seul garçon, Gabriel. Anna, l’aînée, aide bien plus qu’à son tour dans les tâches quotidiennes et la surveillance des plus jeunes, malgré l’aide du baby-sitter irlandais Billy. Les parents sont très peu présents, la mère est grand reporter pour la télévision, et le père ingénieur, a créé un logiciel qu’il installe partout dans le monde.

Anna vient d’entrer en 6ème et n’est pas insensible au charme de son camarade Martin. Elle participerait bien aussi à la pyjama party de son amie Sophie, mais comment trouver un peu de temps pour elle au milieu de cette tribu ? sans compter qu’Anna est aussi déléguée de classe ! Qu’importe, si elle ne peut aller à la fête, la fête viendra à elle, même si Sophie trouve que chez les Arthur, on mage vraiment des trucs bizarres. (On ne mange des pâtes que lorsque vraiment personne n’a eu le temps de faire à manger)

Une Anna un peu trop parfaite donc, petit chef de famille bien trop jeune, mais on sent l’humour (un curieux jeune homme au pair que ce Billy !) et la fraternité joyeuse de cette famille. Un premier tome prometteur pour les jeunes lecteurs, qui inaugure une série qui consacre un volume à chacune des six filles, façon jeu des sept familles espiègle et enjoué (y en aura-t-il un pour le petit dernier de sexe masculin ?)

famille-trop-dfilles-Bella.jpgDans la famille trop d’filles, passons à la suivante : Bella. Dix ans, en classe de CM2, elle est bien plus timide et réservée que ses cinq sœurs. Elle adore lire, rêver, et écrire des poèmes. Pour tenter de l’aider à s’affirmer et à participer davantage, sa maîtresse l’inscrit d’office à un concours de poésie pour représenter sa classe. Aïe ! dur, dur pour notre grande timide ! Bella a un secret : elle est amoureuse de Billy, leur baby-sitter irlandais.

Le récit est ponctué des poèmes écrits par Bella et des phrases en anglais dites spontanément par Billy, qui s’exprime plus facilement dans sa langue maternelle. Même si tous les enfants ne comprendront peut-être pas ces phrases, j’aime cette idée de mêler les deux langues, beaucoup d’enfants commençant maintenant l’anglais en primaire, cela devrait leur devenir familier. Et l’on se surprend à attendre la suite de cette série pour faire plus ample connaissance avec les filles bien attachantes de cette famille « trop d’filles », et l’on réclamerait presque à Susie Morgenstern un bon gros roman pour les lecteurs un peu plus grands, car il y a bien du potentiel là-dessous !

Les illustrations modernes, nombreuses et colorées plairont aux enfants et rythmeront leur lecture.

 

A paraître, 2 nouveaux tomes en mars 2012, Cara, et Dana, et 2 autres en mai 2012, Elisa et Flavia.

 

Nathan, coll. « Premiers romans », dès 7 ans,  40 pages chacun, prix : 5,60 € le volume.

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Crédit photo couverture : © Clotka et éd. Nathan

Par Laure - Publié dans : Littérature jeunesse
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