Présentation

  • : Les jardins d'Hélène
  • lesjardinsdhelene
  • : 17/02/2006
  • : Littérature
  • : 37 ans, bibliothécaire, mère de 2 ados et d'un petit moustique de 8 ans, soit 3 monstres qui poussent bien trop vite, aussi épuisants qu'irremplaçables. Je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Le retour de Maukie

A la demande générale, the cat is back



la famille s'agrandit :


Préambule

Des livres, et plus encore…

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix ans plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

Samedi 4 juillet 2009

J’aime depuis toujours les romans de Laurence Tardieu. Je les achète les yeux fermés dès qu’ils sortent. Mais à trop fréquenter la blogosphère, il me semblait qu’il y avait quelques déceptions sur ce dernier opus. Je m’en approche un peu… même si le charme de l’écriture si douce et délicate de Laurence Tardieu opère toujours.

C’est l’histoire de Maud, auteur en panne d’écriture, qui voit rejaillir les souvenirs d’une soirée avec un homme, six ans auparavant, avec qui il ne s’était rien passé de physique, quand celui-ci lui téléphone et lui propose de se revoir pour travailler ensemble. Maud revisite alors toutes les émotions de cette soirée passée, tous les rêves fantasmés depuis, jusqu’à l’obsession, à tel point qu’on se lasse presque, c’est répétitif, ça tourne en rond. Mais par un travail sur le temps ensuite, Laurence Tardieu redonne un souffle à son histoire, et cet amour parallèle (Maud est toujours mariée) se teinte de beauté pure, demeure une ancre solide toujours là face aux aléas de la vie, et la sensibilité et la grande douceur de la plume de l’auteur restent les grands gagnants du récit. Ce temps fou n’est donc pas mon roman préféré de l’auteur, mais il est fidèle à son œuvre par sa délicatesse et ses émotions.

 

 

Les lectures de Clarabel, l’encreuse, leiloona, Ys (qui ne l’a pas achevé), enna (qui a abandonné également), lau, Emeraude, très très touchée...

 

Stock, mars 2009, 235 pages, prix : 17 €

Lu à travers les étoiles :

Crédit photo couverture : © Hubert Michel et éd. Stock

Par Laure - Publié dans : Romans français/francophones
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Mercredi 1 juillet 2009

J’avais noté ce titre dans une bibliographie sur le thème du divorce, au moment… de mon divorce, il y a 2 ans. J’avais sans doute le goût à l’époque de sortir un peu des ouvrages juridiques pour trouver dans le roman d’autres aspects plus humains. Comme souvent, je l’ai laissé mûrir sur une étagère…

 

Misha a une dizaine d’années et vit chez sa mère, puisqu’elle a obtenu sa garde lors de son divorce. Mais le père de Misha ne se fait pas à la décision d’être un père du week-end et du mercredi (le droit de visite est élargi) ni surtout à l’idée que son ex femme côtoie de nouveaux hommes. Ainsi il promet à Misha que sa mère reviendra vivre avec eux et qu’ils reformeront une famille s’il obtient sa garde. Car il n’a jamais oublié les propos de son ex femme : « si le juge confie la garde de Misha à Ivan, je retournerai vivre avec lui pour ne pas être séparée de mon fils ». Mais pour cela, Ivan a besoin d’un maximum de détails pour plomber un dossier, et Misha doit devenir son enquêteur et espion très vite.

Fausses promesses, manipulation honteuse d’un adulte envers son enfant, on perçoit bien là tout ce que la rancœur entre adultes qui cherchent à régler des comptes peut faire de dégâts sur un enfant qui se trouve alors pris dans un conflit de loyauté et qui comme beaucoup, garde toujours espoir que ses parents se remettent ensemble. Misha devra traverser ce parcours douloureux et désenchanté afin de réagir et de dire stop à la manipulation des adultes.  

Reflet probable de bien des situations, ce roman m’est apparu finalement très banal, même s’il porte un regard juste sur les choses. Un roman de société donc, simple mais sans rien d’exceptionnel.

 

Anne Carrière, février 2000, 212 pages, prix : 16,77 €

Ma note :

Crédit photo couverture : © Michèle Sylvander et éd. Anne Carrière

Par Laure - Publié dans : Romans français/francophones
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Vendredi 26 juin 2009
(J'ai 37 ans)

Il faut croire que la journée d'hier se devait d'être contrariante dès le matin, puisqu'à l'heure de partir à l'école, la minette, avait décidé de se planter sur le tableau de bord de la voiture et de n'en plus bouger.



tous les 25 juin sont des belles journées d'ordinaire, mais celle d'hier avait quand même un peu commencé dans la contrariété : file minette, on va être en retard et on ne peut pas t'emmener ! (et sans compter que chaque année forcément, je rajoute 1 au compteur)

 


et elle s'est terminée dans la déception et l'incompréhension, concernant des choix scolaires pour mon aîné, donc je ne sais toujours pas dans quel établissement il fera sa 2nde générale l'an prochain, et je ne le saurai peut-être pas avant fin août. Du coup personne n'a songé aux bougies ni gâteau ni verre quelconque, j'ai passé la soirée en réunion et en entretiens ensuite pour trouver une solution.



entre temps, la journée a quand même ressemblé à celle des années précédentes : merci à tous pour vos petits messages, vos SMS, les paquets arrivés dans ma boîte (je sais qu'il y en a encore qui voyagent), j'ai juste été trop gâtée, comme tous les ans :



sur la photo : toi, mon chat, de Kwon Yoonjoo, superbe édition de chez Zulma; Les novices d'Yves Simon en poche, Morne Câpresse, de Gisèle Pineau au Mercure de France, le dernier (sublime !) album d'Anna Ternheim, Leaving on a mayday, un photophore pour les soirs d'été sur la terrasse, et un bougeoir ... (et un mini rosier reçu pour une toute autre raison, mais comme il est arrivé le même jour...)



l'eau de Camille d'Annick Goutal qui sent très très très bon !

 


Edit du 27 juin : ça continue  !



en DVD, Australia, en musique : Thomas Fersen, trois petits tours, en romans : le nouvel amour, de Philippe Forest, La preuve par neuf, de Dorine Bertrand.

Oui je sais, c'est indécent, mais c'est si bon !

Par Laure - Publié dans : Blabla
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Mardi 23 juin 2009

Des critiques et des lecteurs enthousiastes, un livre déjà plusieurs fois primé, j’hésitais à ouvrir ce dernier Carrère que je savais différent d’un roman russe, parce que justement, ce roman russe, moi je l’avais adoré. Ces autres vies, antérieures dans le temps mais écrites après, lui redonnent sens et place dans la vie de l’écrivain.

La première partie racontant le décès d’une petite fille de 4 ans, Juliette, dans la vague du tsunami au Sri Lanka en décembre 2004, me paraît longue et ennuyeuse, et assez peu en lien avec toute la plus grande partie suivante : la maladie de sa belle-sœur, son second cancer dont elle décèdera à 33 ans, laissant un mari et trois petites filles, et l’histoire du collègue de travail de Juliette, juge d’instruction lui aussi, boiteux comme elle suite à un cancer, et leur lutte commune contre les organismes de crédit qui favorisent le surendettement en France.

Ce sont peut-être « d’autres vies que la sienne », mais n’en déplaise, on y trouve beaucoup la sienne, sa façon de voir les choses et de s’y trouver mêlé, des rappels à son travail d’écriture sur Jean-Claude Romand, des retentissements de ces événements sur sa vie personnelle et familiale, son engagement amoureux. Carrère s’est-il fait plus humble que dans un roman russe (ce qui lui avait été souvent reproché ?) Je ne crois pas, je le vois toujours de la même façon. Non, ici comme ailleurs, Carrère a un talent indéniable d’écrivain, et ce qui me semble le plus proche de la littérature ici, c’est que par le biais de quelques vies, il nous donne à voir une réalité du monde, entre maladie et souffrance, injustices et peines, entre profits et misère. Parce qu’au fond, la vie de sa belle-sœur et de cet autre juge inconnu, soyons honnêtes, tout le monde s’en moque, à moins que vous ne soyiez curieux de sa vie privée et de celle de son entourage, ce qui serait une autre forme de lecture people, ou qualifierait ce roman d’aussi autofictif qu’un autre, or personne ne s’insurge cette fois, c’est donc que ce qui intéresse ici, c’est la portée générale qu’il donne à quelques vies particulières.

 

D’autres lectures : Clochette, Anne, Cuné, ...

L’excellent article de Télérama 

 

P.O.L. , mars 2009, 309 pages, prix : 19,50 €

Ma note :

Crédit photo couverture : éd. P.O.L.

Par Laure - Publié dans : Romans français/francophones
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Vendredi 19 juin 2009

Traduit de l’anglais par Vanessa Rubio

 

En bibliothèque, on nous demande souvent des romans pour enfants qui n’aiment pas lire. Parfois, il suffit d’une mise en page aérée, d’un texte écrit gros, d’illustrations sympas et d’une histoire rigolote. Ce livre semblait réunir ces critères, je l’ai acheté comme ça vite fait, pas cher (4.90 €), et débordant de vrais faux témoignages d’enfants l’ayant trouvé délirant et ayant pleuré de rire.

Je reste perplexe … Il y a beau y en avoir une demi douzaine en page liminaire, je suis désolée, mais je n’ai jamais ri à la lecture de ce livre, même pas souri, pourtant des livres loufoques où on rit, il y en a, cf. la série des Kurt d’Erlend Loe par exemple.

Alors qu’en est-il de ce Monsieur Schnock ? Sur presque toutes les pages, des traces noires d’encre qui a débordé, comme quand vous lisez Libé, que vous en avez plein les doigts, et que vous touchez une page blanche après. Sauf que là c’est fait exprès. L’histoire se veut déjantée, genre « n’importe quoi », et c’est vraiment n’importe quoi. Monsieur Schnock vit dans une porcherie (enfin une maison, mais très très très sale), car c’est un gros fainéant. Seul son jardin est bien entretenu, sinon une petite fée furibonde vient lui taper sur la tête avec une poêle à frire. Mais un beau jour le chien Jake, ce « rotoutou bongrochien » vient tout saccager, parce que ce jardin lui plaît bien. Damned, Schnock se fait alors vilipender par la fée. Il faut vite se débarrasser du rotoutou bongrochien en l’empoisonnant avec d’abominables cochonneries, genre cœur de bœuf ayant pris le soleil en vitrine pendant 1 mois et macéré dans toutes sortes de choses. Je ne me souviens pas de tous les détails, sinon que l’histoire part dans tous les sens. J’ai voulu aller jusqu’au bout vraiment pour voir si ça tenait quand même la route. Mouais… Le livre se veut ludique, mais il ne suffit pas d’écrire n’importe quoi, en jouant sur les caractères et en insérant deux-trois petits dessins pour en faire un livre jeunesse ! Et que penser des fautes volontaires et multiples, genre j’écris comme j’te  cause ? Exemple : « champion du monde d’empoisonnage de chien. – ça veut rein dire du tout. C’est vous qu’avez écrivu ça sur votre tishort avec du ketchup, constata Polly. »

Moi j’sais pas, mais à part affligeant, j’trouve pas d’autre mot… Je n’ai pas la prétention de dire que les livres peuvent aider les enfants en grammaire et en orthographe, mais quand je reçois des classes tout au long de l’année et que je me trouve confrontée à leur niveau de lecture, je ne suis pas sûre que ce genre de livre leur fasse grand bien. C’est de l’humour voyons, c’est fait exprès qya 3 fôtes par page, sinon c’est pas drâle (oui oui, il y a vraiment un personnage qui dit drâle au lieu de drôle dans l’histoire). Et ce n’est que si vous êtes bon élève en français que vous saurez qu’il y a une erreur et que c’est pour ça que c’est drôle.

Un autre exemple d’humour ? : « les yeux brillants d’admiration (encore), il mit un genou à terre au beau milieu de la place, puis les deux genoux. Puis carrément trois genoux à terre, ce dont personne d’autre n’est capable sur cette planète ». Il y a un personnage qui s’appelle Vendredi Ousamedi (ah ah ah !) et un qui a toujours pour leitmotiv : la vérité est une meringue au citron vert. Il y a bien ici ou là une tentative d’allusion à des techniques éprouvées de narration, mais vite noyée par cet humour irrésistible : « les taupes surgirent de leurs taupinières, les écureuils surgirent de leur écureuillères, et les chats surgirent de leurs chattières. », si bien que le truc intéressant, on l’a zappé.

La 4ème de couverture dit clairement : « Attention : si vous n’aimez pas rire, ce livre n’est pas pour vous ! ». Je veux bien user de tous les degrés, je ne dois effectivement pas aimer rire.

 

Cet extraformidadrâlissime (ça c’est de moi, à la manière de) petit roman jeunesse bourré de n’importe quoi écrit n’importe comment est le 1er tome d’une série dont le titre générique est : Chroniques de Lipton-Les-Baveux. Le tome 2 est (sérieusement) déjà référencé en ligne, pour septembre 2009 selon certains sites, pour novembre d’après le tome 1 que j’ai entre les mains. Devinez : vais-je y investir les 4,90 € requis ?

 

 

Bayard jeunesse, mai 2009, 186 pages, prix : 4,90 €

Ma note :

Crédit photo couverture : ©David Tazzyman et éd. Bayard.

Par Laure - Publié dans : Littérature jeunesse
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Mercredi 17 juin 2009

Edouard est avocat, marié et père de famille, son épouse Barbara a une vingtaine d’années de moins que lui. Quand elle lui présente une amie rencontrée à l’école des enfants, Edouard tombe sous le charme de cette belle Alice, bien évidemment mariée elle aussi. N’en déplaise, il lui écrit à son cabinet (elle est psychologue) pour lui proposer de se revoir. Alice refuse net. Mais Edouard persévère et entame une longue correspondance doucement érotique. La belle se cabre, rue dans les brancards, le rejette tout net et se moque de son discours un brin précieux et désuet. Mais à force de la travailler au corps, Alice va se prendre au jeu, dictant elle-même ses règles, elle en redemande, tout en refusant toujours la rencontre qu’il lui propose depuis la première missive.

Lettres érotiques, le sous-titre est donc éloquent, mais c’est d’un érotisme soft et classieux, si élégant et délicat qu’on est bien loin des textes crus et graveleux que l’on peut trouver ailleurs. Ici, tout est raffinement et jeux de l’esprit. La fin, surprenante, inattendue, ajoute à l’intérêt du livre. Sur une trame pourtant classique, l'auteur a réussi une oeuvre originale. Bravo !

 

Merci à Clarabel pour la découverte !

 

Ramsay, collection papillons de nuit,  avril 2008, 149 pages, prix : 15 €

Ma note :

Crédit photo couverture : éd. Ramsay

Par Laure - Publié dans : Littérature érotique
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