Synopsis (emprunté sur Allociné.fr) :
Célibataire endurci, Don Johnston vient d'être quitté par Sherry, sa dernière conquête. Alors qu'il se résigne une nouvelle fois à vivre seul, il reçoit une lettre anonyme dans laquelle une des anciennes petites amies lui apprend qu'il est le père d'un enfant de 19 ans, et que celui-ci est peut-être parti à sa recherche. Sous les conseils de son meilleur ami Winston, détective amateur, il décide de mener l'enquête afin d'éclaircir ce mystère. Malgré son tempérament casanier, le sédentaire Don se lance alors dans un long périple, au cours duquel il retrouve quatre de ses anciennes amours. A travers ces visites-surprises, Don se retrouve confronté à son passé, et, du même coup, à son présent.
Pour aimer ce film, il faut aimer la mélancolie, la solitude, et les lenteurs. Ce film est totalement porté par le regard vide de Bill Muray, ou plus exactement la composition de son personnage !
C'en est parfois stressant ce personnage déprimé qu'on a envie de secouer, mais c'est aussi bourré d'humour décalé, et égayé par les acteurs qui papillonnent autour de lui : Jeffrey Wright dans le rôle du voisin encombrant qui joue les Sherlock Holmes (mais va le pousser dans sa quête et son envie de retrouver réellement son fils), et les femmes, dont les apparitions sont malheureusement trop brèves : Julie Delpy, Sharon Stone, Jesscica Lange, et j'en oublie.
Habituellement je n'aime pas les fins ouvertes, c'est-à-dire celles qui vous laissent imaginer tout ce que vous voulez, mais dans le cas présent, j'avoue que passé la surprise (il n'y a pas de fin!), je trouve la solution plutôt satisfaisante. C'est un film délicat sur l'art d'aimer, la solitude à l'âge de la retraite, et qui ouvre de douces perspectives sur le désir de paternité.
Les acteurs sont tous très bons, bref un bon moment si on aime ce genre de film, tout en suggestions, où les non-dits sont aussi importants que la parole ou les actes.
Ma note : 4/5
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Raphaël Kessler (Lambert Wilson) est PDG d’une société de télé-réalité. Il reçoit un jour un manuscrit dans lequel il découvre sa propre histoire, qui mêle politique, business et trahison fraternelle. Il le fait immédiatement publier. L’auteur est son frère, perdu de vue depuis 25 ans, tout comme leur bande d’amis à qui il a joué un sale tour financier, brisant par là même leur amitié.
Un curieux film sur les violences urbaines et ethniques à Los Angeles, construit comme un puzzle. En reconstituant les morceaux, les personnages apparemment sans lien vont se trouver mêler les uns aux autres, du flic au voleur de voiture, de la femme au foyer au dépanneur/ serrurier. C’est avant tout un film sur le racisme, avec un point de vue courageux qui sort de l’ordinaire : la paranoïa de ceux qui agissent en imaginant d’abord que la seule motivation du flic ou de l’assistante sociale ou de l’homme en face d’eux est le racisme. D’où des actes insensés, à force de prêter le mal partout, histoire de se déculpabiliser de sa propre violence. Je réalise que ce film est difficile à résumer car il
J’aime les films d’Ozon, et celui-ci particulièrement. Il n’y avait plus guère de surprise à le visionner en DVD puisque je l’avais vu au ciné, mais juste le plaisir de revoir un film très beau, très dur parfois (le regard et les larmes de Valeria Bruni-Tedeschi dans la chambre d’hôtel au départ, cette scène m’émeut toujours…) avec un parti pris quand même, Stéphane Freiss n’ayant pas souvent le beau rôle. 5 scènes cruciales de la vie d’un couple donc, mais montées à l’envers : le divorce, les coups bas et les trahisons, la naissance du 1er enfant, le mariage, et enfin, la rencontre. J’avais aimé Sous le sable et Swimming Pool pour Charlotte Rampling, j’aime 5X2 pour ses acteurs, mais aussi sa caméra qui n’épargne rien et retranscrit si bien cette triste réalité devenue monnaie courante du couple qui s’effrite. Mon Dieu, après tous ces films (je pense aussi à Mariages ! que j’avais beaucoup aimé), qui a encore envie de se marier ? 


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