Présentation

  • : Les jardins d'Hélène
  • lesjardinsdhelene
  • : livres
  • : 36 ans, bibliothécaire, et mère de 3 grands monstres qui poussent bien trop vite, parfois aussi épuisants qu'irremplaçables, je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

PAL - LAL

 

Wikio - Top des blogs - Litterature

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Préambule

Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !

Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle  pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.

Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !

Mardi 15 août 2006

Hier, visite de la ville d'Angers. Balade en petit train touristique couvert car le ciel menaçait. Nous sommes passés entre les gouttes. Sortie sympa...

Gros plantage informatique (virus ?) qui a fait bricoler mon homme pendant près de 24h sur cette machine. Tout n'est pas encore comme avant mais ça a l'air de fonctionner. Si vous n'aviez pas de nouvelles de moi, ce ne serait pas de mon fait, et sans doute seulement dû à un caprice logistique. Je vais pouvoir retourner tranquille à mes lectures !

 

par Laure publié dans : Blabla
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 15 août 2006

Le narrateur porte le même nom que l’auteur : Emmanuel Pons. Exaspéré  par onze ans de vie commune, il tue sa femme. Ce qui l’ennuie le plus, c’est l’envoi des faire-part. Il part acheter des timbres pour les poster avant de se rendre à la gendarmerie, dans son petit village normand. Mais voilà, en chemin, il est pris d’euphorie meurtrière et continue son massacre. Il voulait confier son exploit à un voisin, comme un scoop avant que les journaux l’annoncent, mais celui-ci ne l’a pas pris au sérieux. Hop, zigouillé. Et la femme de ce dernier aussi, parce qu’elle allait crier. Et ça continue. Il congèle sa Sylvie avant de trouver une solution pour s’en débarrasser, et se met à lui faire la conversation, là, dans la cave, devant le congélateur. Un remake d’Hibernatus. Tout est déjanté, noir, très noir (surtout l’humour !) et notre tueur en série réalise que finalement sa femme, malgré tous ses défauts et tout ce qui l’agaçait, il l’aimait. Seulement on ne peut pas revenir en arrière comme cela ! Nous voilà embarqués pour 7 jours avec le personnage, et bien moins en temps de lecture, puisque ce premier roman est assez court, mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas banal !

Une petite collection que j’aime bien chez cet éditeur, mais un roman très spécial.

Je vous livre l’incipit :

« Je viens de tuer ma femme. Ce qui m’ennuie, c’est les faire-part. Je dois absolument les écrire avant d’aller à la gendarmerie. Evidemment, je n’ai plus de timbres. Je lui avais pourtant demandé d’en acheter. En prévision. Je vais devoir m’habituer à faire les choses moi-même. Au moins aujourd’hui. Demain, le juge s’occupera de tout. Je n’aurai plus à penser. Je serai libre. »

Et ce passage que j’aime beaucoup, p. 127, quand il éprouve des remords : « Elle était insupportable dans sa tristesse, horripilante dans sa détresse et comédienne dans sa douleur. Je ne dois pas l’oublier. »

Arléa, coll. 1er mille, mars 2006, 154 p. ISBN 2-86959-729-0, prix : 14 €

Ma note : 4/5

 

par Laure publié dans : Romans français/francophones
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander

Calendrier

Août 2006
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

M'écrire

Commentaires

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Blog : Occulte sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus