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Préambule

Des livres, et plus encore…

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, douze ans plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 04:22

result.png  D’emblée, que l’auteur me pardonne. J’ai aimé tous ses précédents romans, certains m’ont bouleversée, et je suis bien la première désolée de ne pas avoir été subjuguée par ce dernier. Ce sont tout simplement des choses qui arrivent… et ça n'engage que moi !

 

this-is-not-a-love-song.jpg Peut-on aimer un roman dont tous les personnages sont haïssables ?

Vincent, la quarantaine, marié et père de deux fillettes, dirige la chaîne de restaurants les cafés bleus, en Angleterre, où il vit désormais. Joli revers à son adolescence de loser. 
Susan a besoin de faire un break, pas de le quitter non, juste respirer. Elle l’envoie donc passer une semaine en France, chez ses parents. L’occasion pour Vincent de revoir son frère Jérôme, sa belle-sœur Céline, ses amis de jeunesse, Etienne, Olivier, et Fanny, son ex…

Vincent est le modèle parfait du mec à baffer : arrogant, imbu de lui-même, prétentieux, vulgaire, mais à force de traiter tous les autres de beauf, on l’est  bien davantage soi-même non ? Jusque là, je n’ai pas trop vu où l’auteur voulait en venir. (Euh plus loin non plus d’ailleurs). Descendre en flèche la médiocrité de son passé. Jouer les durs pour taire la faiblesse ?

Malgré tout, retrouver Etienne, le meilleur ami, l’ex colocataire pendant 9 ans, celui qui a tant fait jaser. Vincent nie l’homosexualité, sans en avoir démenti la rumeur, cultive le plaisir du trouble, ambigu. Il dit non mais il en crève d’envie. Pas clair avec son désir. Dix ans après, Etienne est introuvable, les copains sont évasifs et la belle-sœur qui se débat avec sa stérilité se dévoue : viens Vincent, faut que je te parle. La descente en misère d’Etienne, l’ascension du riche pendant que le pauvre se meurt. Est-on responsable pour autant de ses amis quand on ne les voit plus ? Alors à défaut d’avoir baisé Etienne, Vincent baise sa belle-sœur. Là encore, c’est trouble, ambigu, ça se veut violent, c’est seulement pathétique.

p. 198 : « Papa est en haut qui fait du gâteau. Maman est en bas qui fait du chocolat. Le grand frère et sa belle-sœur sont à la cave et baisent dans les betteraves. » Il a fumé quoi Blondel pour écrire ça ?

Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans ce roman. Peut-être parce que Blondel a voulu jouer à ce qu’il n’est pas, un mauvais garçon ?

La presse nous annonçait un roman différent, plus dérangeant. On y retrouve ses fantômes : le trio amoureux sous une forme ou une autre, l’homosexualité latente, mais au lieu de les traiter avec finesse et sensibilité comme dans ses précédents romans, il a fait jouer les gros durs à ses personnages : on cherche midi à quatorze heures et on finit par baiser vulgairement pour étouffer ses démons, au lieu de les affronter. Non, this is not a love song.

 

Quelques mots de l’auteur : sur le site de Robert Laffont


Robert Laffont, août 2007, 211 pages, prix : 18 €

Ma note : 3/5

Crédit photo couverture : éd. Robert Laffont

 

Par Laure - Publié dans : Romans français/francophones
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Commentaires

wouahou ! Et bien tu n'y vas pas avec le dos de la cuillère...

Même si j'ai moins aimé ce roman que les précédent,  comme je l'ai dit lundi, j'ai été touché par le parcours de Vincent. Je trouvais que la brutalité de l'écriture convenait bien à ce qu'il était : un homme qui s'est trompé de chemin et qui s'en aperçoit trop tard. Je ne partage pas ton analyse sur la relation qu'il a avec sa Céline. Même si effectivement leur aventure est sans lendemain, ce n'est pas pour moi de "la baise". Oui, c'est maladroit de la part du personnage, mais peut-il seulement revenir en arrière?
Deux lectures donc très différentes... mais n'est-ce pas ce qui fait le charme de la littérature?
Commentaire n°1 posté par Laurence le 24/08/2007 à 09h00
Je crois que tout mon problème avec ce livre est résumé dans ma première phrase : peut-on aimer un roman dont tous les personnages sont haïssables ? A aucun moment Vincent ne m'a touchée, mais plutôt énervée du début à la fin. 
L'épisode avec la belle-soeur : je ne fais qu'utiliser le vocabulaire du livre. Revenir en arrière, non, mais assumer. J'ai plutôt ressenti cet épisode comme une vengeance de tous les regrets irrattrapables.
Ne pas y aller avec le dos de la cuillère ? euh..oui ! Mais j'ai toujours été claire sur ma façon d'être et de faire. Si un auteur outragé me demande de retirer l'article, je le ferai. Je l'ai toujours proposé à ceux que j'ai un peu vexés, ils n'ont jamais répondu en ce sens. Ce qui est plutôt à leur honneur ;-))
Et puis je préfère le Blondel à la plume sensible que le Blondel qui s'offre un masque de vilain garçon et ça sonne faux (c'est comme cela que je le perçois après lecture !)
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 09h49
mais je respecte tput à fait ta lecture de ce roman, mon commentaire ne se voulait pas critique. Je le voyais plus comme l'ajout d'un autre regard. ;)
Quant à aimer un livre dont les personnages sont haIssables, oui je suis persuadé que cela est possible. Le roman de Rezvani "Au bonheur des sphères" en est pour moi une illustration parfaite. :-)
Commentaire n°2 posté par Laurence le 24/08/2007 à 11h03
oups, désolée si j'ai donné l'idée de m'être emportée.
Oui, c'est cet ajout de regards qui est contructif et invite les futurs lecteurs à se forger leur propre opinion (donc incite quand même à la lecture !). Finalement, c'est presque plus intéressant quand il y a dissonance, non ?
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 12h31

Laure, merci de ton honnêteté, si on commence à vouloir plaire à tous les auteurs sur tous leurs livres, le principe même du blog perd de son intérêt (c'est un lieu où l'on donne son avis personnel, non ? sans être sponsorisé ni influencé par des tiers !)...

Bref, il ne me restera qu'à me forger mon propre avis sur ce roman, ta critique est intéressante et ne m'empêchera absolument  pas de le lire ! ;-)

Commentaire n°3 posté par Tamara le 24/08/2007 à 11h32
Sur ta dernière phrase, oui, voir ma réponse à Laurence plus haut. Cela invite le lecteur à le lire pour se faire son propre avis ! 
Pour le début de ton commentaire, et bien merci :-))  Je milite en effet pour cette honnêteté, je ne suis pas là pour faire vendre ou non des livres ! (tant mieux pour les auteurs quand ça y contribue) mais soyons honnêtes, ça n'est pas absolument pas l'objectif d'un blog, du moins du mien :-)
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 12h34
eh ben dites-moi.... Allez, ne vous inquiétez pas, c'est tout à fait normal que les avis divergent - et heureusement... Alors, bon, évidemment, moi je n'ai pas du tout cette lecture là ( mais c'est toujours difficile d'avoir une lecture détachée de son oeuvreà - ilo est clair que Vincent est quelqu'un d'antipathique au début - c'est voulu, c'est sa carapace - et que ses jugements à l'emporte-pièce sont agaçants - mais justement, ces jugements contre des gens qu'il juge beaufs et qui finalement sont des êtres très positifs ( notamment son frère et Céline ) vont se retourner contre lui. Lui n'a pas aidé. Les autres si. Quant à l'homosexualité latente, là, honnêtement, je ne crois pas ( contrairement à Passage du Gué, par exemple) . On a tous des amitiés solaires à l'adolescence, ou un peu après - qui se diluent avec le temps ou pas. Quant à la fin de la critique, eh bien, elle est vraie - sauf que ce que fait Vincent à la fin est quand même plus nuancé, non ? ( il y a quand même un but, non, dans cet accouplement ?)
bah, mais ceci dit, bis repetita, ne vous en faites pas - à chacun sa lecture...
bonne journée !
jp
Commentaire n°4 posté par jp le 24/08/2007 à 11h43
bon il faudrait que je relise la fin (car je l'ai lu début juillet, ça date un peu, prêté par Dame Cuné, de même ma "critique" a été écrite "à chaud", donc début juillet) car le but de l'accouplementtel que perçu par Laurence aussi m'échappe. Vous y allez fort avec le terme là, on n'est pas encore au zoo ;-))
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 12h39
Et bien Laure tu m'as sacrément donné envie de lire ce livre. !
Commentaire n°5 posté par sylire le 24/08/2007 à 13h19
disons que l'une des phrases-clé pour moi c'est " ensemencer la mort" ( je ne voudrais pas en dévoiler trop ) - mais pour moi, c'est central - donner la vie pour contrer la mort et tenter de trouver un remède à la culpabilité ( au prix d'un mensonge, soit) - et puis un autre thème qui me tient à coeur, c'est la précarité et les SDF - qui me semble ( mais bon, tout est affaire personnelle) au coeur du texte. Que cela ne vous empêche pas de vous exprimer, Laure. C'est vrai que la réception, de mon côté, est rude ( je pense que c'est le cas qd on suit la vie de quelqu'un sur un blog, comme je suis la vôtre, celle de Clarabel, d'Anne par ex) ( inutile de vous dire qu'il m'a fallu une demi-heure au grenier pour digérer  la critique, loin de la cellule familiale ) - mais c'est tout le prix d'un blog - pas de barrières. La seule question qui se pose vraiment, c'est la place d'un écrivain sur les blogs - est-ce que ça influe sur les critiques ou pas ? est-ce qu'on doit réagir ou pas ? mais ça, c'est une question trouble à laquelle nous sommes tous confrontés, auteurs et lecteurs, bloggeurs et anonymes - mais après tout,  "publier" , c'est "rendre public" et il faut accepter les uppercuts, même si on en ressort groggy. Continuez donc comme vous le pensez, Laure - j'attends " le chat dans la gorge" avec impatience, grâce à votre critique et à celle de Clarabel. Et  longue vie à vos jardins !
Commentaire n°6 posté par jp le 24/08/2007 à 13h37
( inutile de vous dire qu'il m'a fallu une demi-heure au grenier pour digérer la critique, loin de la cellule familiale ) : voilà le genre de réaction qui me fait évidemment regretter d'avoir mis en ligne. Croyez-moi, l'échange de mails avec d'autres blogueuses bien connues a tourné autour de cette question courant juillet : je faisais ou le choix d'assumer, ou je vous envoyais ma critique en privé seulement, ou je me taisais. Il semble que la version publique fasse au moins naître un débat autour de ce roman, ce qui à mon avis est intéressant. Vous blesser n'était évidemment pas mon souhait, et même avec quelques précautions oratoires, je me doute bien que la réception est difficile. Mais comme vous le dites, vous vous exposez à la réaction publique, je ne vous poursuis pas non plus dans la rue avec des tartes à la crème et je ne publie pas de critiques assassines dans le Monde.
La présence d'un auteur a-t-elle une influence sur un blog ? Vous êtes deux auteurs à intervenir ici régulièrement de façon ouverte et non anonyme (il y en a d'autres, mais qui ne se manifestent pas) (cherchez pas, la seconde est Emmanuelle Eeckhout). ALors bien sûr je pourrais dire, sachant que vous me lisez : le dernier Blondel est génial, super, 5 étoiles. Et après ? J'aurai ménagé votre susceptibilité, mais pas été honnête avec moi-même, et en plus je crois que je ne sais pas mentir. Ceux qui me connaissent le savent bien : mes commentaires de lecture ici partent toujours d'un ressenti affectif . 
Faire une critique faux-cul de la plus belle neutralité ? (c'est la réflexion que je me suis faite sur celle du figaro litt. d'hier à propos de votre roman :et alors, on ne sait pas ce qu'elle en pense au final la journaliste, mais peut-être que tout le monde s'en fout de ce qu'elle pense et qu'elle est juste payée pour faire un papier correct qui dise sans trop dire ?).
(je me fais des amis, là je le sens!)
Et puis peut-être que j'adorerai votre prochain roman, qui sait ? J'en ai lu 5 à ce jour et adoré 4, c'est pas si mal !
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 16h10
T'as du cran Laure d'aller toujours au bout de tes opinions, de rester sincère sans chercher à nuancer! A l'opposé, quand tu notes 5/5 au moins nous sommes sûrs de ton enthousiasme.
Je n'ai absolument pas vu ce roman de la même façon que toi (je pense mettre mon avis en ligne ce WE), mais j'ai trouvé ton opinion intéressante dans le sens où je n'avais pas vu les personnages et leurs actes sous cette facette.
L'homosexualité entre Vincent et Etienne ne m'est pas venue à l'esprit du tout. J'ai pensé que Vincent veut offrir un bébé à son frère et sa femme pour compenser son remords. Une offrande pour racheter un pêché...

Commentaire n°7 posté par Anne le 24/08/2007 à 15h28
Oui grâce au message de Jp je me suis remis la fin en mémoire et l'objectif, (tu en dis trop, Anne !), mais je n'étais pas d'accord avec cela, je trouvais même ça plutôt malsain, et je n'étais pas convaincue de l'honnêteté de Vincent dans cet "objectif". Pour moi, pas vu du tout une offrande, mais étonnament j'ai vu cela comme un acte égoïste et méprisant, dans la lignée du personnage. Bref il m'a horripilée jusqu'au bout !  Je crois même que c'est ce dernier acte que j'ai rejeté de bout en bout. Finalement vous allez me faire croire que c'est moi qui suis tordue ??!
Et puis c'est pas la fin du monde, si Philippe passait par là, il noterait que j'ai mis un 3/5, on m'a vu mettre des 0 ou des 0,5 donc je n'ai jamais dit non plus que ce roman était mauvais. Je n'aime pas l'histoire, c'est tout !
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 15h53
disons que je voyais tout ça plutôt comme Anne - mais bon, on le sait bien, une fois sorti, le roman appartient au lecteur et pas à l'auteur... j'vais m'contenter de mon 3 :)) - à très bientôt
Commentaire n°8 posté par jp le 24/08/2007 à 16h03

allez, c'est plus que la moyenne, vous aurez même pas besoin d'être repêché au rattrapage. :-))

et puis là le stress est au maximum parce que le roman vient de sortir, dans 3 semaines ou 3 mois, vous aurez oublié mon article. dans 3 jours même, parce que j'en connais une autre qui l'a aimé et qui va le dire bientôt !

 

Réponse de Laure le 24/08/2007 à 16h18

Je me suis permise de parler de l'"objectif", parce que tu avais parlé de "l'acte". Tu penses que j'en ai trop dit, alors n'hésite pas à supprimer mon commentaire: tu es là chez toi ;-). Je ne serai absolument pas vexée, le principal c'est d'avoir échangé nos avis.
Tordue? Ne le sommes-nous pas tous un peu...

Commentaire n°9 posté par Anne le 24/08/2007 à 16h10
non c'est juste qu'avant JP disait qu'il ne voulait pas trop en dévoiler. je ne peux pas supprimer une partie du comm, donc je laisse !
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 16h13

Vraiment - loin de moi l'idée de vous faire culpabiliser - et vous avez tout à fait raison de donner votre avis - vingt dieux, c'est votre blog, pas le mien ! :))) 
pour l'article du Fig Littéraire, je dois dire que je suis perplexe....je crois que je n'ai pas tout compris... 
allez, Laure, j'espère qu'on se rencontrera bientôt

Commentaire n°10 posté par jp le 24/08/2007 à 16h47
Ah vous me rassurez pour l'article du Figaro, car je crois que moi non plus je n'ai pas tout compris. A la première lecture, j'ai pensé "ben avec ça on est bien avancés !", j'ai relu, et toujours aussi peu saisi, je suis allée lire le drame psychologique de chez POL entre Camille L et Marie D, repris dans le Monde litt d'aujourd'hui d'ailleurs..., ça au moins j'ai compris !
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 18h54
Ouch ! c'est chaud ici !!! :o)))

Allez pour détendre l'ambiance, cliquez sur ce lien (pour une chanson .. euh .. "beauf" ) mais ça va réconciler tout ce joli monde qui s'exprime !!!

Donc le lien : http://www.youtube.com/watch?v=XkScg4PowJw
Commentaire n°11 posté par Clarabel le 24/08/2007 à 17h17
ben il fait toujours froid dehors, on se réchauffe où on peut ;-)) 

bon, toujours pas fait mes bagages avec tout ça moi, mais j'avais promis que j'assurerais le SAV de la critique, j'assure... 
entre deux j'ai fait un cake thon oignons tomates séchées (un essai piqué dans une revue de la bib), amené 3 [contenus de] voitures à Emmaüs, refait un stock de cartons chez le déménageur sans en remplir un seul (à ce jour seuls les bouquins sont en cartons, ce qui fait quand même un certain nombre) et désormais je ne lirai plus que de la littérature étrangère comme ça les auteurs, et ben y viendront plus m'embêter ;-))) - dit celle qui n'a quasi que de la littérature française dans son stock non encartonné... Ah si, je suis aussi allée chez le coiffeur, hop, 4 cm de moins. Tout le monde s'en fout ? OK je sors.
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 19h02

Bon, c'est (encore!) moi. A propos du lien, si c'est tout pourri pour vous aussi, voici un autre qui est plus efficace !!!

http://www.dailymotion.com/video/x1fhf0_silmarils-va-y-avoir-du-sport_music

Commentaire n°12 posté par Clarabel le 24/08/2007 à 17h24
entre les filles qui me causent et le bruit de leur super Mario, euh faut que je mette un repeat !
Réponse de Laure le 24/08/2007 à 19h03
Bon je n'ai pas lu le détail des coms et de ta critique car je n'ai pas encore lu le livre et je ne veux ni me faire influencer, ni avoir des spoilers s'il y en a puisque je devrais lire ce livre d'ici quelques semaines (il faudrait juste que j'augmente un peu mon rythme de lecture du moment :(...)
En revanche, je te dis bienvenue chez les Schtroumphs grognons ;-) Je disais l'autre jour, en critiquant le Harper Lee (que j'ai trouvé moyen) que cela m'arrivait souvent de ne pas être emballée par un livre aimé par tous. Je me suis donc auto-proclamée "le schtroumph grognon de la blogsphère"... Sophie a reconnu tenir un rôle similaire ;-) En tout cas, depuis tout le monde m'appelle comme ça : ouinnnnnn !! ;-p

J'espère aimer ce livre car l'auteur m'est sympathique mais si c'est le contraire, et bien tant pis, je ferai comme d'habitude, je donnerai  mon avis tel quel et tu as raison de faire de même (en plus toi tu t'excuses d'avance auprès de l'auteur, tu fais bien les choses y'a pas à dire ! :D). Et je suis 100% d'ac avec Tamara (alias Schtroumph joyeux auto-proclamée ...)
Commentaire n°13 posté par Flo le 25/08/2007 à 02h47
Le Schtroumpf en vacances n'est plus trop en état de se demander s'il est grognon ou pas ;-)) (il l'est sans aucun doute, mais peut-être pas en littérature ?)
Il reste le Schtroumpf sincère, ça lui convient bien :-))
Réponse de Laure le 25/08/2007 à 09h45
Bonjour,

je comprends cette critique mais je ne l'approuve pas: je pense que vous confondez personnage principal et auteur.

Je pense que vous attendiez de JP Blondel un récit dans lequel le personnage principal lui ressemble, or, dans ce roman, ce n'est pas le cas, loin s'en faut. Le personnage est effectivement a priori une tête à claques. Mais cette claque, il l'a prend.

A savoir s'il la méritait aussi violente ...
Le côté haïssable des autres personnages ne l'est qu'à travers ses yeux à lui ! en tant que lecteur, c'était bien insuffisant pour me faire une idée précise sur eux. En tout cas il m'était impossible de les juger, voire les cataloguer !

Bref, je pense que vous avez essayé de rentrer dans la peau du personnage principal, c'est à dire d'accepter ses valeurs et son point de vue sur les autres protagonistes. Dans l'idée que JP Blondel lui-même pouvait être ce type, donc avoir ces idées ou ces approches relationnelles. Ca, évidemment, ça ne pouvait pas marcher !

J'ai lu ce livre d'une traite avec délectation, mais surtout avec une grande distance avec les personnages au début. Le personnage principal est une tête à claque. Les autres, je ne les connaissais qu'à la fin: le point de vue de l'un n'était qu'une approche, un angle de vue biaisé.

La force de ce roman est pour moi dans le fait qu'on découvre qui sont réellement les protagonistes de cette histoire en même temps que le personnage principal le découvre et se découvre lui-même. Et ça pour moi, ça marche carrément bien !

Cordialement
Commentaire n°14 posté par Erwan le 25/08/2007 à 16h34
Je ne crois pas confondre personnages et auteur. Je n'aime pas ce que l'auteur en fait, et je crois que c'est mon droit. Un même auteur peut d'ailleurs écrire des choses très différentes. J'ai moins aimé ce roman que les précédents, et il semblerait que j'aie eu le tort de le dire.
Réponse de Laure le 28/08/2007 à 19h04
Moi de toute façon, je vais me l'acheter, ne serait-ce que pour avoir un jour une dédicace de l'auteur que j'espère rencontrer un jour. Et ça me permettra de me faire mon propre avis. 
Commentaire n°15 posté par Sophie le 25/08/2007 à 21h03

Tu as quand même mis 3/5 ce qui est plus que la moyenne. Je reste persuadée que dire ou écrire la vérité est la bonne solution. Et je suis certaine que M.Blondel a très bien compris, même si cela fait de la peine.

Commentaire n°16 posté par Sophie le 25/08/2007 à 21h04
J'ai l'impression que les avis sont partagées.
Merci pour ce débat , vive la diversité
Commentaire n°17 posté par michel le 30/08/2007 à 19h39

Je ne viens pas raviver un débat qui date déjà il y a 3 ans mais simplement comme je l'ai déjà fait pour d'autres livres, apporter mon regard. J'étais partie acheter Le baby-sitter. Ne l'ayant pas trouvé, j'ai attrapé innocemment un autre volume du même auteur. Et d'emblée, j'ai trouvé le personnage principal, Vincent, profondément antipathique, traitant avec condescendance et irrespect ceux avec lesquels ils avaient vécu, à l'exception de son ex colocataire. La finale, avec sa belle-soeur, qui se veut être un acte de rachat me paraît pitoyable et plaçant le futur enfant à naître dans un tissu de lâchetés et de mensonges.

Ayant grande confiance dans les critiques de Laure, je lirai Le baby-sitter mais j'avoue avoir été quelque peu refroidie dans ma découverte de l'auteur.

Commentaire n°18 posté par Claire le 12/07/2010 à 21h05

Il n'y a pas grand chose qui me choque - je crois - en littérature et en général, mais cette scène-là, la conception de l'enfant, je l'ai refusée en bloc. Inacceptable pour moi. Acte d'amour pour les personnages du roman.

Après avoir reçu l'auteur à la bibliothèque, j'ai acheté ce roman (qu'on m'avait sans doute prêté à l'époque) en promettant de le relire. J'ai relu le début, et n'y ai vu finalement qu'un personnage complètement paumé, peut-être parce que les paroles de l'auteur m'avaient encouragée à changer de regard, je n'étais plus dans le rejet violent comme lors de ma première lecture, mais non, je persiste, il faut découvrir Blondel avec "Accès direct à la plage", "passage du gué", ou ses titres pour ados.

Réponse de Laure le 15/07/2010 à 21h32

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