Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !
Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.
Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !
ont des sentiments !
si vous aimez le poète, écrivain,
auteur compositeur interprète Yves Simon (qui n'a pas chantonné Au pays des merveilles de Juliet, diabolo menthe, et toutes les autres ?),
allez-y, Rumeurs, tout juste sorti, est un bel album !
Quelques titres à sa métisse, quelques belles rumeurs, un duo avec Angela Molina et un autre avec Françoise Hardy, des hommages à Proust et Yourcenar, et ce titre qui pour le moment a ma
préférence pour son petit côté punchy (mais le CD est tout neuf) :
"On dit qu'les filles sont des garces
Qu'elles jouent à faire semblant
Qu'elles nous piquent comme des papillons
Dans leur collection.
On dit on dit qu'elles restent sourdes
A tous nos serments,
Qu'elles se débinent et se dérobent
Planquent l'amour sous leurs robes.
Mais moi je dis que les filles ont des sentiments
Qu'elles ont dans leur coeur comme des tourments.
On dit qu'elles n'ont de regards
Que pour les apollons
Pour de gros muscles tatoués
Sur des torses bronzés.
On dit qu'elles nous choisissent
Comme au supermarché
Qu'elles nous empilent dans des caddies
Avant de nous jeter.
Mais moi je dis que les filles ont des sentiments
Qu'elles ont dans leur coeur comme des tourments.
On dit qu'elles ne lisent plus
Ni Baudelaire ni Rimbaud
Qu'elles ne s'adonnent qu'aux magazines
Pour maquiller leur peau.
Qu'elles ne sont plus guère romantiques
Et font l'amour comme les garçons
Du sexe pour une seule nuit
Et au revoir et merci.
Mais moi je dis que les filles ont des sentiments
Qu'elles ont dans leur coeur comme des tourments.
On dit qu'elles sont pressées
Qu'elles jouissent à toute allure
Qu'elles veulent qu'on paye cash le plaisir
Surtout pas d'fioritures.
On dit qu'elles aiment le ballon rond
Et rêvent qu'un footballeur
Leur envoie droit son penalty
Dans le coeur de leur coeur."
Mais moi je dis ... que les filles... lalala lala...
Paroles et musique : Yves Simon
Ecouter un extrait
(et plus j'écoute et plus je les aime toutes !)
Barclay, octobre 2007, 16 euros environ
Ma note : 4,5/5
www.yves-simon.com
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