Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !
Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.
Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !
Le soir
de Noël, Emie surprend une conversation téléphonique entre son beau-père et la maîtresse de ce dernier, alors qu’elle croyait leur famille unie, sa mère, lui, et ses deux frère et sœur Vita
et Maxie. L’homme quitte donc assez vite le foyer, et s’ensuivent des droits de visite qui se passent plus ou moins bien, Emie n’appréciant guère la nouvelle petite amie de son beau-père.
Perturbée par la séparation, elle souffre de vomissements fréquents, et se retrouve vite soupçonnée d’anorexie. La grand-mère, vivant sous leur toit, ne se gêne pas pour persifler.
J’ai vite abandonné la lecture de ce roman jeunesse (enfin pas si vite que cela, p.136/316), le trouvant fade et insipide, sans intérêt aucun concernant ce que peuvent vivre des enfants confrontés à la séparation de leurs parents. Une sorte de bavardage stérile profondément inutile, qui n’analyse pas la situation. Les illustrations que je trouve franchement laides n’ont pas aidé, et je ne vois pas trop ce qu’elles apportent au livre.
Choisi au départ pour ma fille de 11 ans (qui n’a jamais voulu le lire, et finalement je la comprends, c’était idiot de lui proposer ce livre alors que son père venait de partir), elle n’a à mon avis rien manqué.
Et pour vous prouver que je ne suis pas toujours d’accord avec Clarabel : son avis bien plus positif !
Conseillé dès 10 ans.
Folio junior, avril 2007, 316 pages, prix : 7 €
Ma note : 2/5
Crédit photo couverture : éd. Gallimard et Fnac.com