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  • : Les jardins d'Hélène
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  • : 36 ans, bibliothécaire, et mère de 3 grands monstres qui poussent bien trop vite, parfois aussi épuisants qu'irremplaçables, je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Préambule

Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !

Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle  pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.

Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !

Dimanche 6 janvier 2008
undefinedAlice, 30 ans, cherche à retrouver le souvenir de sa mère, morte alors qu’elle avait 5 ans, et dont elle n’a plus qu’une image floue de vêtement bleu, dont elle ne sait d’ailleurs si elle est rêve ou réalité. Alors que son père meurt et qu’elle ne lui a pas encore dit combien elle l’aime, dans un dernier souffle, il lui confie que sa mère a aimé un autre homme, un peintre, Emmanuel Bisani. Elle le retrouve rapidement pour qu’il lui parle de sa mère, car elle n’a même pas une photo. Qu’est-ce qui a pu pousser son père à tout détruire, souvenirs, tableaux et photos… ?
L’histoire est aussi simple que cela, mais l’écriture ô combien magnifique. C’est un texte qu’on lit lentement, pour en apprécier chaque mot, chaque souffle, un livre d’une beauté rare et délicate. Il en ressort une douceur, une fragilité, autant qu’une force intérieure, un élan vital qui pousse à savoir, à chercher, pour s’apaiser, enfin. Car c’est de cela dont il est question aussi : l’apaisement. Sortir du vide pour vivre enfin, aimer, mais pour se faire il faut passer par toutes ces questions obsédantes qui scandent la quête de l’histoire maternelle. Un très très beau livre, intime, sobre et élégant. Et de très belles réflexions sur l’écriture, le souvenir et l’amour. Quand vous l’aurez achevé, vous n’aurez plus alors que l’envie d’aller écouter les Rêves d’amour de Listz, pour rester encore un peu avec Alice, Blandine et Emmanuel.
 
p. 22 : « (…) mon père meurt et l’été flamboie, mon père bientôt ne sera plus là et je me demande soudain ce que je sais de lui, quelles certitudes, nous nous sommes tant aimés et jamais rien dit, la douleur passait tant entre nous, la douleur de l’absente, la douleur de la femme perdue, la douleur de la mère disparue. »
 
p. 60 : « «Est-ce une folie d’être venue ? Cet homme a-t-il vraiment aimé ma mère ? L’a-t-il aimée comme je rêve que ma mère ait été aimée ? »
 
p. 134 : « J’ai écrit longtemps. Je crois que je vais bientôt finir le livre. L’histoire que je raconte n’est pas la mienne, mais il s’agit pourtant de moi : celle qui court dans le livre ressemble à celle qui court dans la vie. C’est la même quête, ce sont les mêmes questions, qui restent sans réponse, obsédantes, ouvertes, nécessaires. Ecrire, c’est s’approcher au plus près de certaines brûlures. J’ai su que le livre parvenait à son terme, parce que je me suis retrouvée. »
 
p.156 : Les livres ne se finissent pas : le mouvement qui les a fait naître, qui les a fait battre, ne s’achève pas. Les vies non plus.
J’ai écrit la dernière page cette nuit. Je ne sais pas à quoi ressemble le livre, d’autres le sauront pour moi. Il me semble avoir accompli quelque chose. J’en suis heureuse. » 
 
Stock, janvier 2008, 158 pages, prix : 15,50 €
Ma note : 5/5
Crédit photo couverture : éd. Stock et Amazon.fr

 

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par Laure publié dans : Romans français/francophones
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