Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !
Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.
Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !
J’ai acheté ce petit livre suite au billet de Tatiana sans savoir qu’il s’agissait du premier livre d’une blogueuse, repérée et encouragée par David Abiker. La
couverture me plaisait beaucoup, et le prénom de ma fille dans le titre, c’est idiot, mais ça joue (un peu). Les trophées de Constance est donc un recueil de 18 courtes nouvelles, et dès
la première, on pense à la conversation amoureuse, d’Alice Ferney. Une mère qui rencontre un autre père à l’école, quelques mots échangés, et la rêverie fantasmatique se met en marche…
Toutes les nouvelles sont du même genre : une trentenaire, le plus souvent célibataire, croise un homme, et cet homme devient chaque fois l’objet de son désir : caresses, frôlements,
esquisses, il ne s’agit la plupart du temps que d’ébauches, réelles, ou projetées dans l’imaginaire de la jeune femme. Une sensualité à peine effleurée, une douceur imaginée.
p. 32 : Je lui ai dis oui. … et je lui ai dis oui. dit, bien sûr, d'autant qu'il est correct qqs phrases plus loin
p. 59 : des minutes de gagner = de gagnées (remplacez par perdre : de perdues !)
p. 84 : Je me promène près chez lui = manque le de, près de
p. 120 : surtout y pendre goût = prendre
Je ne suis pas correctrice, et je ne cherche pas de job :-)
Par contre j'avoue que tu me décourages un peu : je suis devenue allergique aux coquilles, et là il y en a vraiment trop. Je les ressens, à tort ou à raison, comme des insultes au lecteur.. une, deux, ça arrive, cinq ou six sur 129 pages, c'est du manque de travail, c'est tout. Pourquoi payer un travail baclé ?
Et je précise bien que, pour moi, ça n'a rien à voir avec les blogs, où on ne demande pas aux lecteurs de payer. Ca fait quand même une sacrée différence....
PS : tu peux faire suivre à Cathulu (2,11 €, le timbre, je te le dis, achète le avant, et glisse dans n'importe quelle boite aux lettres)