Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !
Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.
Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !
Je me faisais une joie de lire ce roman, un dense pavé de plus de 700 pages, publié chez cette éditrice que j’affectionne (Sabine Wespieser),
roman pour lequel les critiques élogieuses ne tarissent pas.
Le point de vue est original puisqu’il s’agit d’une maison, qui retrace l’histoire d’une famille.
Très vite, je n’ai pas accroché au style, trouvant la narration fade et lisse, ennuyeuse. Je me suis forcée un temps, j’ai lu près de 250 pages, avant de le reposer, provisoirement. Définitivement. Je n’ai aucune envie d’y revenir. Je le fais avec d’autant plus de scrupules que ce livre est adoré partout. Je me donne toutefois le droit de ne pas penser comme tout le monde […] Ce n’est ici qu’un ressenti de lectrice, qui n’entachera en rien le succès de ce roman et le mérite de son auteure. Elle ne m’en voudra pas !
Lu en janvier dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, sélection romans.
Ed. Sabine Wespieser, août 2007, 711 pages, prix : 29 €
Ma note : 10/20
Crédit photo couverture : éd. Sabine Wespieser et Amazon.fr
Comme toi j'étais impatiente de le lire, comme toi j'ai assez vite déchanté et trouvé la narration plutôt laborieuse. Comme je l'ai dit dans mon avis, l'originalité de la narration s'épuise.