Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !
Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.
Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !
Truman Capote a 19 ans quand il commence à écrire ce premier roman, qu’il ne publie pas, le jugeant inabouti. Il n’y retravaillera d’ailleurs pas. La publication sera donc posthume, établie à partir du manuscrit et des notes de l’auteur.
L’histoire est simple et banale : Grady McNeil a 17 ans et tandis que ses riches parents partent en vacances en Europe, elle resté à New-York sous un été caniculaire. Un soir, elle rencontre Clyde Manzer, gardien de parking à Brodway. Ils se marient dans le plus grand secret.
Mais leur amour laisse vite exploser ses différences, et l’été court à sa tragédie…
Je ne l’ai peut-être pas lu au bon moment, ou que sais-je encore, mais qu’est-ce que je m’y suis ennuyée ! Je me suis vraiment
forcée à le finir, et pourtant, il est très court !
Sans relief, une jeunesse gâtée et désoeuvrée, qui s’ennuie… comme
moi à sa lecture.
Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du
Livre de Poche 2008
Le livre de poche n°30953, mars 2008, 151 pages, prix : 5 €
Ma note : 2/5
Crédit photo couverture : © Bruce Davidson /
Magnum photos.
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