Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !
Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.
Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !
Magnus a eu le prix Goncourt des Lycéens en 2005, ainsi que d'excellentes critiques, professionnelles ou publiques (par publiques j'entends : des lecteurs lambda comme nous !)
Pourtant je n'arrive pas à m'y accrocher. Je laisse tomber à la 100ème page, tant pis. C'est le premier livre que je lis j'essaie de lire de Sylvie Germain. Dans ce roman elle a un style très travaillé, qui au départ m'a bien plu. Puis toutes ces notules et ces poèmes qui viennent rompre la narration pour éclairer l'histoire m'ont agacée (surtout les poèmes en fait). Enfin j'ai trouvé que c'était une quête du vide, l'histoire n'avance pas assez vite. Le style que je disais exigeant devient lourd et prétentieux à mon goût. Franz-Georg se libèrera-t-il de son passé ? D'un sujet attirant et intéressant au départ, j'ai fait demi tour au milieu de l'impasse, pas grave.
Albin Michel, août 2005, 274 p. , ISBN 2-226-16734-X, prix : 17,50€
Ma note : 2/5
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