Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !
Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.
Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !
Il faut croire que je manquais cruellement de patience hier soir car j’ai commencé et abandonné au bout de 75 pages ce dernier roman de Karine Tuil qui pourtant avait l’air apprécié des critiques, professionnels ou non. Moi il ne m’a tout bonnement pas intéressée du tout. Un humoriste sans talent qui se retrouve en prison, le tout décrit avec un humour qui... bof, n’est pas si drôle que cela, et puis les vilains américains qui n’aiment pas les gentils français depuis l’Irak en 2003, ça m’a un peu saoulée. Hop, dans le chariot retour de la bib.
Pour des avis beaucoup plus positifs, voir Clarabel (sur Amazon, car je ne retrouve pas sur son blog) et l’article de Tatiana.
Grasset, juin 2005, 356 p. ISBN 2-246-65411-4, prix : 18,50 €
Ma note : 2/5