Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !
Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.
Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !
C’est pas moi, je le jure ! est le premier roman de Bruno Hébert, auteur québécois.
Léon a dix ans en 1968 quand sa mère part vivre en Grèce, après de nombreuses et violentes altercations avec son père. Le petit garçon va alors visiter les maisons de ses voisins et faire les quatre cents coups : vols, dégradations… Il va devenir ami avec une fillette de son âge : Clarence, avec qui il va poursuivre ses bêtises. Peu à peu le récit bascule dans une sorte de folie, on ne sait plus bien ce qui est vrai ou fantasmé, jusqu’à la fin, qui fait bien sûr reconsidérer l’ensemble en apportant un nouvel éclairage.
Repéré chez Frisette dans sa passionnante littérature, j’avais vivement adhéré à son enthousiasme. Hélas je ne le partage plus autant après lecture… Si les aventures d’un gamin de 10 ans sont sympas, j’ai trouvé quand même beaucoup de longueurs à ce récit, et même si la fin donne envie de revoir son appréciation à la hausse, elle me laisse un peu sur ma faim quand même. Difficile d’en parler sans la dévoiler, disons que la piste est intéressante, mais qu’elle arrive trop tard dans l’histoire, du moins pour moi. Si le livre n’avait pas été court (moins de 200 pages), je pense que je l’aurais abandonné avant la fin. J’aurais certes perdu l’intérêt de l’histoire, mais quelque chose en route n’a pas fonctionné, l’enlisement trop longuet dans le délire peut-être… Dommage !
Merci à Cuné qui suite à un quiproquo rigolo et parce qu’elle est adorable, m’a offert ce livre !
Boréal, 1998, 195 pages, prix : 15 €
Ma note : 3/5
Crédit photo couverture : éd. Boréal et Amazon.fr
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