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Préambule

Des livres, et plus encore…

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, douze ans plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 07:04

l-ecole-est-finie.jpgTrès court roman de politique fiction, qui n’a pas à rougir de sa brièveté tant la qualité est au rendez-vous, comme souvent dans cette collection à 3 €, qui peut aussi avoir le mérite de rassurer les jeunes lecteurs (dès 9-10 ans) qui ne seraient pas trop à l’aise avec des textes longs.

Nous en sommes en 2028, l’école publique n’existe plus. Les enfants des riches vont à l’école privée, les autres sont formés en alternance, dès le CP, dans des entreprises diverses, tels que « Jardins et Maisons » ou « Speedfooding », avec des apprentissages plus ou moins variés selon l’entreprise. La rémunération du travail se fait sous forme de bons d’achats à dépenser dans l’enseigne, ou de repas offerts. Les parents du jeune narrateur font du troc de bons avec d’autres parents, selon ce qu’ils ont besoin d’acheter. L’âge de la retraite a été reculé à 85 ans, et seuls les riches ont accès aux soins. Il y a bien le dentiste des pauvres, mais l’on doit prendre un ticket, et seulement 10 seront tirés au sort pour la journée !

Les parents de Lila, l’amoureuse du narrateur, en ont assez de voir leur fille exploitée et sans apprentissage intéressant, ils décident de l’envoyer en secret dans une « école du Maquis », un circuit parallèle clandestin, où des instituteurs à la retraite poursuivent les cours tels qu’ils les donnaient avant. Mais la police veille, car cela fait de la main d’œuvre en moins pour les entreprises…

 

p. 43 : « - Alors, tu sais pourquoi notre vie est si dure maintenant ? Et pourquoi mon père regrette tant le passé ?

- Au début du XXIe siècle, m’a-t-elle expliqué, les gens n’ont pas su refuser ce qu’on leur imposait.

- Mais qu’est-ce qu’ils auraient pu faire ?

- S’opposer, s’opposer par tous les moyens. »

 

Une mine pour lancer le débat, réfléchir à l’école de demain (si ce n’est pas déjà celle d’aujourd’hui) et au devenir de la société, un texte fictionnel pas si éloigné que cela d’un effrayant « possible » et qui encourage à rester libre, responsable, et engagé.

  

Syros, coll. Mini Syros, 43 pages, prix : 3 €

Etoiles : stars-4-5__V7092073_.gif

Crédit photo couverture : © Getty / Dorling Kindersley et éd. Syros

Par Laure - Publié dans : Littérature jeunesse
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