Jeudi 18 août 2011
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Un beau roman
intimiste et délicat, et nul doute, c'est bien un compliment !
Entre souvenirs et mélancolie douce, l'auteur (du moins le narrateur) revient sur le décès de son grand-père, et le placement
qui a suivi de sa grand-mère en maison de retraite, contre son gré. C'est l'occasion simple d'évoquer un quotidien, des relations familiales, un croisement de générations, le désir d'écrire,
l'amour naissant et l'ironie inattendue de la vie. C'est tout simple mais ça « parlera » à beaucoup de lecteurs, quel que soit leur âge. Une évocation de
la vie par un narrateur parvenu à la maturité, entre douceur et réflexion sur soi, un bel équilibre.
Un extrait, p.57 :
« La plupart de ceux que j'ai croisés dans la maison de retraite voulaient mourir. Ils ne disent
pas mourir d'ailleurs, ils disent « partir ». Et aussi : « en finir », pour souligner davantage le calvaire. Car la vie ne finit parfois jamais, c'est le sentiment qu'ils
ont. On parle souvent de la peur de la mort, et c'est étrange comme j'ai vu autre chose. Je n'ai vu que l'attente de la mort. J'ai vu la peur qu'elle ne vienne pas. »
Lu dans le cadre du Club des Testeurs d'Amazon
Gallimard, août 2011, 265 pages, prix : 18,50 €
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Crédit photo couverture : ©éd. Gallimard
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