Petite découverte sympathique au hasard des rayons…
Un petit livre plein de fraîcheur, de tendresse et de fantaisie… Ferdinand est un petit garçon comme les autres, ou presque : dans sa tête, les mots et les chiffres se mélangent, il fait plein de choses à l’envers et ne comprend pas toutes ces expressions imagées de la langue française, du coup, il crée souvent les siennes et s’exprime dans un langage très personnel, un langage qui a du sens, mais qui n’est que le sien. Il n’arrive pas à prononcer son prénom, alors il s’appelle Bob, ça a le mérite de se lire dans n’importe quel sens.
Il a beau faire un liban de connaissances et aller souvent chez l’autre phoniste, sa mère est souvent convoquée à l’école, et ce sont toujours les mêmes mots qui reviennent : caprice, entêtement, problématique, confusion, dessins à l’envers, délibérément, mauvaise volonté, psychologue, spatialisation, destructuré, autonomie, … selon le point de vue de celui qui s’exprime. Mais tout cela n’empêche pas Bob d’être un petit garçon vif et intelligent, amoureux d’Anna, même que Bob + Anna, c’est un super palindrome qui se lit dans n’importe quel sens, et quand la maîtresse dit qu’il vont créer une pièce de théâtre à partir d’une histoire d’un anglais qui s’appelle Drôle de Dalle, un bon grand géant, Bob déborde d’enthousiasme. Et qu’importe s’il prend ses ciseaux pour découper le livre quand la maîtresse dit qu’il va falloir découper l’histoire en dix scènes.
Et puis Bob peut toujours compter sur sa maman qui elle, sait bien les difficultés qu’il a, d’ailleurs à la fin du livre (qui se termine un peu trop vite d’ailleurs), elle lui a rédigé un cahier d’expressions rien qu’à lui, pour plus tard, quand il aura 20 ans et que tout cela sera loin derrière, par exemple il y a : « en avoir gros sur la tomate : devenir tout rouge de déception ». Et surtout, il y a ce magnifique préambule de la maman : « Petit dyslexique, petit dysphasique, petit dyscalculique, petit dysgraphique, mais qui a toujours eu dys/10 dans mon cœur… »
A lire dès 9/10 ans, c’est aussi un superbe travail sur le langage, car tout fait sens, mais pas dans l’ordre académique habituellement attendu. L’auteur a animé des ateliers d’écriture et on en retrouve bien là toute la créativité.
Un beau petit livre plein d’humour et de tendresse que je dédie à une maman en particulier J
Syros jeunesse, coll. Tempo, juillet 2007, 89 pages, prix : 5,90 €
Ma note : 4,5/5
Crédit photo couverture : © Irène Schoch et éd. Syros
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Encore une belle découverte faite par hasard, en rangeant les rayons
jeunesse constamment en bazar de la bibliothèque. Ce livre m’a attirée par son format hors du commun et sa couleur vive. Quel bel objet ! Edition limitée, numérotée à la main (nous avons le
n°326 !), magnifique papier, impression et illustrations. Imprimé à Pondichéry (Inde) sur du papier White snooth, composé en Barmeno corps 15,
c’est rarissime que je respire et caresse un livre, d’ordinaire, ils n’ont pas de valeur ni de douceur, mais là vraiment, somptueux papier ! Il est précisé en page liminaire que « les
éditions Masala et leurs partenaires ont tout particulièrement veillé à ce que l’entière fabrication de [l’] ouvrage respecte l’interdiction du travail des enfants, par ailleurs proscrit par la
Constitution indienne ».
Une édition antérieure illustrée par Nathalie Novi existait également chez Nathan
Jeunesse en collection Demi-Lune, mais est aujourd’hui épuisée, attendant une nouvelle édition chez un autre éditeur.
En l’an 1719, le
grand duc Nikolaï et son épouse Anna Von Truck ont un fils : Ivan, en souvenir du Grand Ivan Le Terrible, mais voilà, Ivan n’a rien d’extraordinaire. Un jeune étudiant qui rêve de devenir
écrivain, Vladimir, écrit une chanson humoristique qui n’est pas du goût de Nikolaï. La chanson comportant beaucoup d’allitérations en
Lou a 12 ans, et une vie de pré-ado tout à fait ordinaire dans sa famille et sa
classe de 6ème. Elle a juste une fâcheuse habitude, celle d’écouter aux portes les conversations de ses parents le soir quand ils la croient endormie. Et après bien sûr, elle gaffe et
met les pieds dans le plat. C’est ce qui se produit avec sa meilleure amie Marine, car elle a entendu ses parents dire que la mère de Marine avait un amant et qu’elle allait se séparer de son
mari. Mais Marine n’en savait encore rien… Mais ce qui inquiète la petite Lou, ce sont ces quelques mots : « on fêtera son dernier anniversaire ». Pourquoi dernier anniversaire, et
celui de qui ? Qui va mourir ?
C’est un court roman jeunesse facile à lire mais qui contient mine de rien des
notions profondes et d’actualité. Boris entre en CM2 et son grand-père Maximilien Alexandre lui promet un grand cadeau à la fin de l’année s’il travaille bien à l’école. Mais qu’est-ce que ce
grand-père un peu guindé mais gentil comme tout pourrait bien lui offrir ? C’est simple, il va lui acheter un yamtchutchikl. Et pas question de passer pour un inculte, Boris n’ose pas
demander ce qu’est un yamtchutchikl, même si ce n’est ni dans le dictionnaire ni sur l’Internet. Il passe l’année à rêver à ce cadeau extraordinaire. Débutent enfin les grandes vacances et
l’ennui d’un séjour à l’hôtel sous une Suisse pluvieuse. A défaut de bon air, Boris ne connaît que l’ennui confiné dans une chambre. Et quand le cadeau tant attendu arrive, il est hyper déçu.
C’est ça, un yamtchutchikl ? Il en pleure de rage, mais bien vite, se fait prendre au piège.



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