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Préambule

Des livres, et plus encore…

Je suis tombée dans la lecture à l’âge de 6 ans, je n’en suis jamais ressortie.

Je suis tombée dans les fils de la Toile en 1999, et j’y ai fait de belles rencontres. Des échanges sur feu le libraire en ligne bol.fr repris ensuite par Amazon, des jurys littéraires à la pelle, des plumes magnifiques sur les premiers journaux intimes en ligne initiés par Mongolo et la Scribouilleuse, …, dix ans plus tard, il en reste une belle toile joliment tissée, des amitiés nées ici ou là, et toujours, l’envie de partager mes lectures.

Bienvenue à vous,

 

Livr'ados

Dimanche 25 octobre 2009
Traduit de l'anglais (US) par Vanessa Rubio


Attention, ceci n'est pas un vrai billet, je n'ai pas lu le livre dont je parle, c'est juste une information que je vous donne, mais c'est quand même une bonne nouvelle.
Gallimard a réuni en un seul gros volume de 993 pages les 4 tomes de sa série "Quatre filles et un jean", dont le premier volume portait le titre éponyme, et les suivants s'appelaient simplement "le deuxième été", "le troisième été", "le dernier été". Ma grande a lu ces titres quand elle avait entre 12 et 12 ans1/2, et elle les a vraiment beaucoup beaucoup aimés. C'est une série qui marche énormément à la bibliothèque aussi, auprès des filles de 12 ans et +. Je dis et + parce que je ne mets pas de limites, je connais beaucoup de mamans qui les ont lus aussi et il se peut bien que je m'y mette un jour.
Seulement à la bibliothèque, il manque toujours le tome que vous voulez, déjà emprunté par quelqu'un d'autre. A la maison, votre fille lit tellement vite (parce qu'elle adore) qu'elle se retrouve en manque du tome suivant. Et qu'à 15 euros le volume, vous commencez à trouver que ça fait chérot. Et bien maintenant vous n'avez plus d'excuses, le bon gros volume qui rassemble les quatre est à 25 euros et plus personne ne sera en manque. Quand on sait la vitesse à laquelle les gros lecteurs s'enfilent les briques que sont Harry Potter et Eragon pour le nombre de pages, pas de soucis, vos filles, nièces, petites cousines seront ravies.
Je n'offrirais peut-être pas un pavé à quelqu'un qui n'aime pas lire parce que ça peut rebuter, sauf si vous savez y faire pour vanter les mérites de l'affaire, mais sans garantie de résultat, je ne fais pas de miracles non plus. Je n'ai pas parlé de garçons parce qu'à ma connaissance il n'y a pas de garçons qui les aient lus près de chez moi.

Je précise que ce n'est pas un billet sponsorisé (je ne touche pas d'argent dessus, si vous préférez), mais qu'une bonne fée chez Gallimard Jeunesse me l'a envoyé sans que j'ai rien demandé, et que j'ai aimé la surprise.


Gallimard jeunesse, octobre 2009, 993 pages, prix : 25 €
Crédit photo couverture : éd. Gallimard Jeunesse
Par Laure
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Lundi 19 octobre 2009

Il y avait déjà eu le très bon Miss Charity il y a quelques mois, il y a aujourd'hui, dans un genre très différent, l'excellent Papa et maman sont dans un bateau. Marie-Aude Murail est un caméléon qui colore diversement et magnifiquement la littérature jeunesse.


Ici, la famille Doinel. Le père, Marc, dirige une société de transport routier, en prise à une restructuration sévère, licenciements et réorganisation sous la coupe d'un fils à papa sans cœur. Il faut trancher dans le vif tout en restant humain, pas facile ! La mère, Nadine, est institutrice en classe de maternelle. Les bambins sont aussi attachants que dévoreurs d'énergie, et quelle corvée délicate que ces évaluations des compétences dès 3 ans ! Pourtant ils aiment leur métier ces deux-là, mais parfois, la morosité pointe le bout de son nez...

Dans la famille, deux enfants : Charline, en classe de 3ème, adolescente fan de mangas, et Esteban, en CE2, garçonnet un peu timide quand il s'agit de se faire des amis, harcelé par un gros dur à l'école, mais enfant curieux et débordant d'idées et de questions....

C'est la vie qui va et tourbillonne dans la famille Doinel, une vie active à priori sans gros soucis, avec ses fatigues et ses incompréhensions ordinaires. Au hasard d'un article de Psychologies Magazine acheté par Madame, tout le monde va se surprendre à rêver d'une vie plus simple, retour à l'essentiel, à la lecture d'un article sur des familles parties vivre sous des yourtes mongoles en Bretagne. Chacun rêve à cette vie sous la yourte en secret, jusqu'au jour où finalement, tous quatre réussiront enfin à communiquer...


Que dire sinon que ce roman est brillant ! Plus vrai que nature, tout sonne au plus juste, tant la vie en maternelle que le climat social dans l'entreprise, tout comme les préoccupations des enfants de la famille. Les personnages secondaires sont bien campés également. Roman social, d'actualité, qui n'oublie jamais l'humour, dans un style vif et simple, c'est la vie d'aujourd'hui qui court dans les lignes de Marie-Aude Murail, et qu'on ait 13 ans (âge de lecture conseillé) ou bien plus, on se régale du début à la fin !

Un gros, gros coup de cœur !


Lu et approuvé également par grande fillette, 13 ans.


Adoré aussi par Aurélie, Cuné, Cathulu,...


L'école des loisirs, coll. Medium, mars 2009, 294 pages, prix : 11 €

Etoiles : 

Crédit photo couverture : Franck Juery et éd. L'école des Loisirs


Par Laure
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Mercredi 9 septembre 2009

Le jeune lycéen narrateur de l’histoire vient de subir de plein fouet le divorce de ses parents. Il n’en peut plus de voir sa mère effondrée et son père envolé. Alors c’est décidé, il divorce lui aussi, de sa mère, de son père, et de lui-même leur enfant. Profitant de l’absence de communication entre ses parents et du déménagement de son père, il cache à sa mère le fait qu’il ne pourra plus voir son père un week-end sur deux, et profite de ces week-ends libérés pour vivre seul sa vie dans une chambre de bonne familiale, en secret.

Besoin de distance pour se recréer lui-même, pour mûrir plus vite, comme sans doute l’oblige souvent un divorce pour des adolescents.

L’écriture de l’auteur m’a d’abord gênée, trop travaillée, beaucoup de jeux sur les sons, les rimes, la langue, c’est sympathique, mais trop c’est trop, fatigant. Exemple : (p. 19, sur sa mère) « Pendant des heures elle erre, randonneuse en détresse, elle déambule en somnambule, et arpente en aveugle les rues sans issue de notre appartement. Elle tourne en rond, en rien, en vain. Elle ne va nulle part et n’y arrive même pas. Car elle s’est perdue.

Et moi, je l’ai perdue. »

Le texte m’a souvent fait l’effet d’avoir besoin d’être slamé, clamé, déclamé à voix haute. On s’y fait, l’effet se calme un peu ensuite, ou je n’y ai plus prêté attention.

L’histoire est courte et agréable à lire quand même, mais je la trouve au final peu crédible : trop adulte, trop mature, trop de réflexions toutes faites sur le divorce, sensées mais très « magazines psy » vues partout, l’auteur n’a pas su à mon goût s’effacer suffisamment pour laisser vivre son personnage,  du coup il semble déclamer un discours qui n’est pas le sien. Et puis pouvoir vivre aussi longtemps seul les week-ends sans que ses parents s’en rendent compte, mouais…

 

L’avis assez identique de Clarabel

 

Ed. Thierry Magnier, mars 2009, 125 pages, prix : 7,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Claude Cachin et éd. Th. Magnier.

Par Laure
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Vendredi 4 septembre 2009

Paris, septembre 1676. Marie-Madeleine vit recluse avec sa chambrière, fuyant la vie et le tumulte de la ville, gardant pour elle son secret : sa mère, la marquise de Brinvilliers, a été guillotinée en place de Grève, pour ses multiples implications dans l’affaire des Poisons. Sa fille, qui porte le même prénom, ne peut accepter les horreurs et meurtres perpétrés par sa mère et n’arrive pas à dépasser ce lourd héritage moral, même si elle n’est en rien responsable des actes de sa mère. Elle vit désormais le plus discrètement possible, même Jeanne sa chambrière ne sait rien de son histoire.

Mais un beau jour, Marie-Madeleine reçoit des colis inquiétants, qui laissent entendre que quelqu’un sait qui elle est et veut lui faire payer les crimes de sa mère.

L’aspect policier du roman (qui envoie ces colis et pourquoi ?) passe vraiment au second plan dans le roman. Le sujet principal me semble plutôt être la « reconstruction » de la jeune femme, le regard qu’elle va pouvoir poser sur sa mère après le soutien et l’affection que lui a apportés La Reynie, Chef de la Police parisienne ayant fait condamner sa mère.

Un roman qui devrait plaire aux jeunes lectrices (dès 12-13 ans quand même) qui affectionnent les romans historiques, car celui-ci notamment part d’une trame réelle, les personnages ayant réellement existé. Seule l’intrigue développée autour du devenir de la jeune Marie-Madeleine est imaginaire.

A la fin du roman, de courtes notices retracent l’affaire historique des poisons et la biographie des personnages (La Voisin, La Brinvilliers, Nicolas Gabriel de La Reynie, Louis XIV…)

Une façon sympathique aussi de réviser l’Histoire !

 

Mijade, 2009, 142 pages, prix : 7 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Guy Servais / Shutterstock et éd. Mijade

Par Laure
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Mardi 18 août 2009

Dans cette excellente collection de nouvelles chez Thierry Magnier (pour ados et sans limite d’âge !), un nouveau titre : Demain, ça ira mieux. Huit nouvelles percutantes d’un auteur prolifique qu’on ne présente plus : Jean-Paul Nozière.

Des nouvelles variées qui ont le plus souvent pour point commun une triste fin, une chute inattendue (qu’on devine quand même parfois !) mais qui jouent sur l’humour (noir !) pour nous intriguer et nous faire aller de l’avant.

Contrairement à Esmeraldae, la première nouvelle (Triple saut, sur le pari d’un adolescent) est peut-être celle que j’aime le moins, car on en sort frustré : oui la chute est évidente, mais non, on en veut plus, ça ne peut pas finir comme ça ! Mordante ironie du sort ! Petits malfrats ou pédophiles, père endeuillé qui veut voir son fils triompher dans le cyclisme pou revivre sa jeunesse par procuration, jusqu’au drame (On va gagner), les chutes sont toutes terribles, mais la lecture est rendue légère par le plaisir qu’on y prend !

 

L’avis de Sophie Pilaire sur Ricochet 
 

Le site de l’auteur 

 

Thierry Magnier, coll. Nouvelles, juin 2009, 179 pages, prix : 9,50 €

Etoiles :

Crédit photo couverture : © Marion Bataille et éd. Th. Magnier

Par Laure
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