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  • : 36 ans, bibliothécaire, et mère de 3 grands monstres qui poussent bien trop vite, parfois aussi épuisants qu'irremplaçables, je dépose ici les marques que mes lectures ont tracées.
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Préambule

Les jardins d’Hélène, c’est une longue histoire entre moi et … moi !

Voilà 8 ans déjà que je suis lectrice sur Internet, lectrice des dinosaures qui créèrent les journaux intimes online bien avant que les blogs uniformes voient le jour, bien avant que n’explosent tous ces bavardages trop nombreux mais uniques. Lectrice discrète je les ai suivis, j’ai parfois théorisé dans des webzines éphémères sur leur nouvelle  pratique du diarisme, j’ai lu Philippe Lejeune et j’ai acheté des bouquins pour apprendre le html et autre chinois du web, je ne les ai jamais ouverts. Lectrice j’étais, lectrice je resterais. Et puis c’est la rencontre récente avec Lou (elle se reconnaîtra), ma première vraie de vraie rencontre dans un café de la ville de province du coin, qui a rallumé la petite étincelle d’envie. On a parlé de tous ces bons vieux dinosaures chers à nos yeux sur l’écran. Et puis le phénomène Clarabel est arrivé, et elle aussi, sans le savoir peut-être, par sa gourmandise de livres si bien transmise, m’a encouragée à franchir le pas.

Je ne fais pas de pari sur l’avenir, je ne signe pas de contrat de durée, j’ai choisi la catégorie livres mais je m’autoriserai des écarts, jardins de feuilles et de pages, de fleurs et de perles, mais parmi toutes choses sincères il y a celle-ci : à vous diaristes qui depuis 8 ans êtes ma petite bulle d'air, merci ... et bienvenue !

Mercredi 2 juillet 2008

150 petites pages à peine pour ce prix Inter 2006 qui paraît tout juste au Livre de Poche, et je n’ai pas réussi à aller au bout.

Dun le Palestel, au fin fond de la Creuse. La maison des grands-parents. Un secret de famille. Revisiter les souvenirs d’enfance en traversant la maison pièce par pièce. Je n’ai pas réussi à m’attacher à quiconque, je me suis ennuyée très vite. Abandonné à la page 66 / 152, lu la fin en diagonale pour connaître le secret, … tant pis, ça ne marche pas à tous les coups.

 

Lu (enfin, essayé) dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2008.

 

Le livre de poche n°30989, mai 2008, 152 pages, prix : 5 €

Crédit photo couverture : © D.R. et Librairie Générale Française.

par Laure publié dans : Les commencés jamais finis
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Mardi 26 février 2008
zoli.jpgSi ce roman me tentait par bien des aspects (notamment l’histoire et les coutumes du peuple tzigane), je m’y suis aussi assez vite ennuyée. Comme s’il manquait un rythme, ou une densité aux personnages. Je suis restée extérieure à l’histoire, parfois un peu longue, sans vibrer avec Zoli ni les autres personnages, un peu déçue par cette lecture, donc. [Abandonné p. 127 puis feuilleté en diagonale.]

Lu (à moitié) dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, sélection romans.

Belfond, juillet 2007, 328 pages, prix : 21 €
Ma note : 10/20 (parce qu'il fallait bien en mettre une)
Crédit photo couverture : éd. Belfond et Amazon.fr
par Laure publié dans : Les commencés jamais finis
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Samedi 9 février 2008

vivants-et-ombres.jpgJe me faisais une joie de lire ce roman, un dense pavé de plus de 700 pages, publié chez cette éditrice que j’affectionne (Sabine Wespieser), roman pour lequel les critiques élogieuses ne tarissent pas.

Le point de vue est original puisqu’il s’agit d’une maison, qui retrace l’histoire d’une famille.

Très vite, je n’ai pas accroché au style, trouvant la narration fade et lisse, ennuyeuse. Je me suis forcée un temps, j’ai lu près de 250 pages, avant de le reposer, provisoirement. Définitivement. Je n’ai aucune envie d’y revenir. Je le fais avec d’autant plus de scrupules que ce livre est adoré partout. Je me donne toutefois le droit de ne pas penser comme tout le monde […] Ce n’est ici qu’un ressenti de lectrice, qui n’entachera en rien le succès de ce roman et le mérite de son auteure. Elle ne m’en voudra pas !

 

Lu en janvier dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, sélection romans.

 

Ed. Sabine Wespieser, août 2007, 711 pages, prix : 29 €

Ma note : 10/20

Crédit photo couverture : éd. Sabine Wespieser et Amazon.fr

par Laure publié dans : Les commencés jamais finis
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Samedi 15 décembre 2007

reviens-papa.gifLe soir de Noël, Emie surprend une conversation téléphonique entre son beau-père et la maîtresse de ce dernier, alors qu’elle croyait leur famille unie, sa mère, lui, et ses deux frère et sœur Vita et Maxie. L’homme quitte donc assez vite le foyer, et s’ensuivent des droits de visite qui se passent plus ou moins bien, Emie n’appréciant guère la nouvelle petite amie de son beau-père. Perturbée par la séparation, elle souffre de vomissements fréquents, et se retrouve vite soupçonnée d’anorexie. La grand-mère, vivant sous leur toit, ne se gêne pas pour persifler.

J’ai vite abandonné la lecture de ce roman jeunesse (enfin pas si vite que cela, p.136/316), le trouvant fade et insipide, sans intérêt aucun concernant ce que peuvent vivre des enfants confrontés à la séparation de leurs parents. Une sorte de bavardage stérile profondément inutile, qui n’analyse pas la situation. Les illustrations que je trouve franchement laides n’ont pas aidé, et je ne vois pas trop ce qu’elles apportent au livre.

Choisi au départ pour ma fille de 11 ans (qui n’a jamais voulu le lire, et finalement je la  comprends, c’était idiot de lui proposer ce livre alors que son père venait de partir), elle n’a à mon avis rien manqué.

 

Et pour vous prouver que je ne suis pas toujours d’accord avec Clarabel : son avis bien plus positif !

Conseillé dès 10 ans.
 

Folio junior, avril 2007, 316 pages, prix : 7 €

Ma note : 2/5

Crédit photo couverture : éd. Gallimard et Fnac.com

par Laure publié dans : Les commencés jamais finis
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Vendredi 23 novembre 2007

pas-de-grandes-personnes.jpgJ’ai reçu ce roman dans la sélection « documents » du Grand Prix des Lectrices de Elle 2008, et est-ce la fatigue et la surcharge de travail en ce moment, je ne peux vraiment pas dépasser les 50 pages. D’autant que ce livre, pourtant bien accueilli par la critique, en compte bien 400 (pages).

Alix de Saint-André a une passion hors du commun pour Malraux et ses écrits, et une amitié sans pareille pour sa fille Florence. Le livre s’ouvre sur Alix, collégienne à Saumur, qui découvre les bonheurs de la lecture : « déjà trop grandes pour être des petites filles, mais pas encore assez vieilles pour être des jeunes filles, nous étions à l’âge où on lit. Délaissant les bibliothèques rouge et or, rose ou verte, nous dévorions tout papier imprimé sans images, surtout les livres de poche, faciles à planquer sous les bureaux pendant les cours. Il ne s’agissait pas, bien sûr, d’œuvres au programme, mais de bouquins qui arrivaient par la bande, par les copines ou les grandes sœurs. Plus ils étaient gros, mieux c’était. Les sagas familiales ou les pavés dits « romantiques » avaient la cote. […] Ces lectures dévorantes entraînaient des échanges, des prêts, mais rarement des discussions au-delà du qualificatif génial. […] On lisait à toute allure, en accélérant dans les tournants ; on prenait des livres comme on prend le train. » (page 12)

Avec une telle approche, on s’imagine déjà plonger dans un tourbillon de pages hommages à la littérature, et l’on salive d’avance devant les gourmandises promises, même si l’on sait qu’elles seront plus spécialement dédiées à André Malraux. Mais tout de suite on sombre dans un fouillis bavard, brouillon, essoufflant, qui enfile les digressions comme les perles sur un trop long collier. Anecdotes, citations, souvenirs, on ne sait pas trop de quel genre est ce livre, un « machin » aurait dit Malraux, mais pour ma part, il me fait fuir et le reposer sans regrets aucun.

 

Gallimard, mai 2007, 410 pages, prix : 20 €

Ma note : 7/20

Crédit photo couverture : éd. Gallimard et Amazon.fr

par Laure publié dans : Les commencés jamais finis
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